Blood Diary
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 Zadig.

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AuteurMessage
Zadig Hopkins
Vil Cultivateur de Pastèques.
Vil Cultivateur de Pastèques.
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Messages : 5
Date d'inscription : 11/11/2011

MessageSujet: Zadig.   Ven 11 Nov - 13:26


    Nom : Hopkins.
    Prénom : Zadig.
    Surnom : "Z", pseudonyme plus souvent utilisé pour le désigner que son prénom qui n'est que conventionnel.
    Age : 20ans.
    Race : Humain.
    Groupe : Agent du Gouvernement.
    Sexe :
    Statut : « extermine les problèmes » - vous voyez le genre ?
    Sexualité : Auto-reverse quoique plus souvent dominé.



    Physique : (300 mots ou 20 lignes minimum)

    Caractère :
    Messieurs, dames… Il est possible, n’est ce pas, que Zadig puisse être qualifié de gentleman au cœur généreux ? J’entends cette hypothèse uniquement si l’on s’appui sur son physique. Sachez que ce n’est que foutaises ! En rien Zadig n’est serviable et encore moins charmant. Ne vous faites pas avoir par ses sourires de demoiselle en détresse et sa voix de sirène… au risque de vous retrouvez dans une position malheureuse. Ce caractère de tyran machiavélique trouve ses sources dans une enfance peuplée d’aristocrates hypocrites et de célébrités orgueilleuses. Son père lui-même était de la pire espèce (je vous passe ses défauts, cela me prendrait trop de temps). La pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre dit-on souvent… Le cas s’avère prouvé pour notre mignon.

    Nourrit de ce joyeux petit monde, Zadig cultiva et cultive encore aujourd’hui des traits de caractère pour le moins détestables. Un cynisme à toute épreuve, une amertume aiguisée, une avarice palpable et un parfait sens de l’humour noir. Oh me direz-vous que personne ne devait l’approcher alors… Détrompez-vous ! Il n’était jamais seul. Toujours a-t-il eu une sangsue armée de flatteries à ses pieds - il détestait cela mais s’en accommodait. En réalité, il détestait et déteste presque le monde entier. Les sourires heureux, les pleures d’enfants, les bonnes intentions, les curés, les beaux-parleurs… Cela le met hors de lui. Il aimerait tous les voir pendus par les pieds au dessus d’une cage à lions. Si seulement le monde pouvait lui ressembler, ô lui l’être parfait …

    Il est le modèle de réussite, selon lui bien sûr. Beau, riche, intelligent, élégant, distingué, cultivé… et j’en passe des vertes et des pas mûres. Son estime de sa personne est totalement démesurée. S’il le pouvait, il se ferait l’amour. Zadig consacre la moitié de son temps à se pavaner et à martyriser son entourage. L’autre moitié est dédiée aux soins de ses pistolets, aux bains, à son miroir et surtout à sa panthère en peluche, Jine. C’est bien la seule chose à qui il donne une affection sincère. Il fait même passer le bien être de cet animal (je rappelle donc qu’il s’agit d’un objet inanimé, oui) avant celui de son entourage.

    Toujours est-il que ce terroriste diabolique a tout de même certaines choses qu’il apprécie. Comptons parmi elles les pastèques. Ce fruit exotique rouge essentiellement constitué d’eau sucrée le rend fou. D’ailleurs il ne se nourrit quasiment que de cela. Il y’a aussi la musique classique, le jazz, le rock… Il a pour rituel de toujours prendre ses bains en mélodies. Après il y’a les félins en général, qu’il adule et vénère. Il pense que dans une de ses vies antérieures il fut un tigre.

    Note importante : Il faut savoir, et j’ai énuméré plusieurs fois ce mot, que Zadig a une palette de sourires comme un peintre a une palette de couleurs. Parmi ceux-ci on distingue des malsains, pervers, faux, niais, froids et pour la plus part du temps des moqueurs. Le rire qui symbolise en principe le bonheur et l’harmonie est, chez notre compère, signe de sa pathologie désolante… Cela nous rappelle par la même occasion, que c’est un dangereux personnage qui n’hésite pas à passer à l’acte.

    Passer à l’acte oui, étant donné le fait que c’est le but principal de son métier – si on peut appeler cela un métier. Vous demandez vous sans doute comment un jeunot, issu d’un milieu aisé, a fini par se retrouver sur ce banc à gâchettes ? Eh bien voyez-vous, Z est ce qu’on appelle un fin stratège qui, tel un virus, s’adapte à tous milieux sans compter le fait que son passé est d’un rose plutôt terne. Pour mieux comprendre tout cela, lire son histoire serait plus efficace.


    Autres :



    Son passé :
    • Sous le ciel de Paris s’envole une chanson. Elle est naît d’aujourd’hui dans le cœur d’un garçon. Sous le ciel de Paris marche des amoureux… leur bonheur se construit sur un air fait pour eux.

    Agenouillé sur les pavés humides, dans la pénombre des bâtisses de la ruelle, je pleurais. Elle était là, dans mes bras, à la manière d’une poupée cassée. Pourquoi elle Seigneur ? J’aurais voulu crier mais aucun son ne sortait de ma bouche. Au loin je percevais les notes claires du piano jouant une sonate de Chopin… Pourquoi elle Seigneur…

    - Zadig, écoute… comme elle est jolie …cette mélodie…

    Un sourire morose apparut sur ses lèvres. Je la serrai plus fort contre ma poitrine, sentant mon cœur à bout de force. Encore mes larmes ruisselaient le long de mes joues, se perdant dans sa chevelure sombre.

    - Je t’aime Marie… pardonne moi. J’ai été si égoïste… Oh Marie, je te demande pardon…

    C’est au moment où j’allais la perdre que je m’étais rendu compte à quel point j’étais fou d’elle, à quel point elle m’était indispensable. Lorsqu’elle dansait dans les allées illuminées, quand elle me disait que le monde appartient à ceux qui aiment chaque jour un peu plus. Quand elle passait sa main sur ma joue… Mon idylle. Marie. Elle m’a fait aimer les chats. Elle m’a fait aimer la danse, la musique, le théâtre. Elle m’a sortit de la pénombre, de ma solitude, elle m’a rendu vivant. Elle était mon oxygène. Marie… Son souffle s’atténuait, son sourire venait à s’éteindre. Ma tête enfouie dans sa poitrine, je sanglotais… Marie…


    • Londres tu m’agace, tu m’exaspère. J’irai las jusqu’en enfer chercher les mots et les misères. Londres tu m’agace, tu m’exaspère.


    Je suis né un 21 Décembre 1992 sous les lumières de Londres. Mes parents sont Ann et Andrew, richissimes personnalités mariées par intérêts. L’une chanteuse connue et fille de magistrat, l’autre ministre et fils de nantis. Mon enfance, je l’estimerais ennuyante et attrayante à la fois…

    Je fus éduqué dans un environnement on ne peut plus plaisant. Argent, dépenses, argent, luxure, dépenses, argent… Mon éducation avait pour but unique de me promouvoir à un poste élevé de notre société. Mes cours ? Des parties interminables de « je veux ça, et ça, et aussi ça là-bas ! Et ça ! » Tout ce que je désirais je l’obtenais ! J’étais un enfant roi, pourri-gâté et particulièrement difficile. Tandis que certains chérubins se tuaient à apprendre l’histoire de Napoléon, moi je martyrisais mon chien Rolf et remplaçait celui-ci par ma gouvernante lorsque l’envie m’en prenait. Comme quoi, le cynisme et la moquerie frappent n’importe qui.

    Lucide et éveillé dès mon plus jeune âge, il m’était facile de comprendre lorsqu’un adulte, pour s’attirer les faveurs de mes parents, me flattait. Je leur répondais pour la plus part du temps d’aller « se faire foutre ». Qu’est ce que c’était bon de les voir dubitatifs et vexés, eux les grands de la société. Les piéger à leur propre jeu était devenu un passe-temps très instructif.

    Souvent ma mère organisait des fêtes gigantesques où tous les « peoples » se retrouvaient. Je m’asseyais dans un coin de la salle de réception, observant les invités. Il y’avait les rockeurs qui ne cessaient de se donner en spectacle, les amis de mon père qui ramenaient de jolies femmes qui bien sûr, étaient loin de ressembler à leurs épouses… Il y’avait aussi les pustules, ces lèche-bottes lourds et stupides et les filles et fils « de ». On venait beaucoup m’aborder…

    « Qu’il est mignon, oh mon Dieu ! »
    « Zadig, mon chéri, la dernière fois que j’ai vu tu portais encore des couches… Que tu es beau à présent ! »
    « Eh mon grand ! Ne deviens pas comme ton père, sinon tu ruineras le pays ! Ahahaha. »

    La plus part du temps il s’agissait d’amies à ma mère qui désiraient se donner le genre de bonnes copines bienveillantes s'occupant malgré leur emploi du temps chargé, des enfants des autres. Des surexcitées névrosées et mal baisées selon moi. Leurs décolletés dépassaient toujours les 15cm contrairement à leur mental qui lui n’avait pas même la taille d’une fourmi.
    Ils me semblaient tous si pathétiques. Mon père quant à lui, ne faisaient des fêtes et y participait que pour affaires. Il est de ces personnes qui sont de merveilleuses machines à tuer socialement. A cette époque, j’étais un lui miniature… Détesté des bonnes et femmes de ménage de la demeure ! Je n’avais pas beaucoup d’humour, oh non…

    Puis avec les années mon charmant côté asocial et hypocrite s’accentua et je sus manier la langue fourchue sans fautes. Jusque là, j’avais toujours été entouré, que ce soit par mes serviteurs, mes parents ou la jet-set… Cela changea à mes 13ans. Mon père fut nommé ambassadeur. Sa place de ministre des finances était nettement meilleure cependant, Andrew Hopkins voulait changer d’air. On nous envoya en France près de Paris.


    • Douce France, cher pays de mon enfance, bercé de tendre insouciance, je t’ai gardé dans mon cœur ~


    La vie là-bas était peut être plus raffinée mais aussi plus… comment dire ? Plus esseulée… Ma mère en avait profité pour faire des tournées à droite, à gauche. Mon père, prit dans les paperasses ne rentrait presque jamais. Plus de fêtes, plus de divertissements. Pour la première fois depuis mon premier jour de conscience, je m’ennuyais. Le pire c’est que je n’avais qu’une seule nourrisse et qu’elle ne parlait presque pas un mot d’anglais. Encore heureux que j’eusse apprit le français. Je n’aime pas les gens. Je les déteste, pour ce qu’ils représentent et sont. Pourtant, cette servante ci ne me dérangeait guère. Elle était posée, neutre et cela m’apaisait. De temps à autre je discutais avec elle, c’était quelquefois agréable.

    - Vous m’avez l’air si seul. Ne vous êtes vous pas fait de camarades ici ? Je ne vous vois jamais sortir ni avoir aucune visite à part votre professeur.
    - Non. Je ne veux pas m’en faire. Puis c’est inutile de sortir, il n’y a rien d’intéressant à voir.
    - A votre âge Monsieur Zadig, il faut s’amuser, non ?
    - C’est ennuyant l’amusement.
    - Voyons, il faut rire de temps en temps..
    - C’est ennuyant de rire.
    - (soupir) Ma fille, Marie a le même âge que vous. Elle doit venir m’aider pour le ménage demain dans l’après-midi. Cela vous ferez du bien je pense de lui parler.
    - Je n’ai pas besoin d’une personne à qui parler.
    - (soupir) Ah Monsieur Zadig…

    Elle avait de la patience, Edith… Je l’ai toujours contredite… Peut être par ce qu’elle disait était la vérité et que je ne voulais pas l’entendre.

    Le lendemain de cette conversation, je m’étais enfermé dans ma chambre. J’y dessinais des machines à torturer avec quelques paragraphes de « Comment pousser à bout une personne ? Comment lui extorquer de l’argent ? » C’est du joyeux à 13ans (…). C’est là qu’elle entra dans ma vie… Marie. Elle avait frappé à la porte de ma chambre mais, par pure fainéantise, je n’avais pas répondu. Elle s’était donc permise d’entrer. Sans même la regarder je lui avais crié de partir et de me laisser en paix, que le ménage elle n’aurait qu’à le faire plus tard. Généralement on me répondait « Pardonnez-moi Monsieur » lorsque je disais cela. Elle, piquée au vif par mon manque de savoir vivre ne se priva pas de me rembarrer… à mon plus grand des étonnements.

    - Bonjour serait la moindre des choses. Je te trouve malpolis pour un nanti ! Cela ne se fait pas de crier sur les gens. Ah les gosse de riches…

    Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre que cette fille n’étais pas impressionnée ni même soumise à la servitude. J’avais été… horriblement vexé et répliqua plus violement pour clore le sujet.

    - Fort bien, en attendant, je suis le maître des lieux alors… fou le camp. D’ailleurs je ne te connais même pas et je ne te permets pas de me tutoyer.
    - Je dois faire le ménage, point barre. Ne me parle pas sur ce ton et puis tu as le même âge que moi, pas la peine que je te vouvoie. Je suis Marie, la fille d’Edith.

    Bizarrement lorsqu’elle prononça le nom de sa mère je me tue. J’avais un semblant de respect pour Edith ce qui provoqua en moi une gêne vis-à-vis de ce que je venais de dire à sa fille. J’avais complètement oublié ce détail…qu’elle allait venir aider sa mère aujourd’hui. Je m’étais tourné vers elle, la voyant enfin de face. Elle était plutôt jolie malgré ses traits crispés par la colère. Un peu bougon je lui fis des excuses à ma manière, chose rare.

    - Ah. Je sors alors.

    Plus tard, en fin de journée, je la retrouvais dans la cuisine. Elle s’était assise et mise à dessiner en attendant que sa mère finisse de repasser le linge. Je ne sais pas ce qui m’a prit à ce moment là mais je me suis posé à côté d’elle. Je m’attendais à un regard noir, à un « dégage »… C’aurait été ma réaction si j’avais été à sa place. Elle n’en fit rien, au contraire. Elle me regarda, me sourit et me tendit une feuille la mine sereine.

    - Tu sais dessiner les chats ? Moi je n’y arrive pas… Par contre je suis une professionnelle pour dessiner la Tour Eiffel ! Tu t’appelle Zadig hein ?

    Sur le coup je ne répondis pas, un peu hébété. Je n’avais pas l’habitude qu’une personne de mon âge me parle. Encore moins une fille … d’un rang social faible. Mais j’en avais assez d’être seul, je me suis dis « autant en profiter ». Elle me servirait de bouche-trou le temps que je resterais en France. Cette idée était plutôt méchante…Cela m’importait peu.

    - Les chats ? Oui… C’est facile. Attends je vais te montrer.
    - Ah, je vois tu commences par les pattes ?
    - Oui et tu remontes pour faire le contour du corps, comme cela.

    Sur ces paroles, nous dessinèrent ensuite durant près d’une heure. Aujourd’hui je le sais que cela m’avait fait du bien et m’avait amusé, ce que je ne pensais pas petit. Elle promit de revenir le lendemain, disant qu’elle avait appréciée ma compagnie et trouvait mes dessins très jolis.

    Un jour, deux jours, trois jours, une semaine, deux semaines, un mois… Elle venait régulièrement à la maison. On dessinait ou allait jouer dans le jardin. A chaque fois elle inventait un jeu plus stupide ou plus dangereux que le précédent. Je riais vraiment avec elle et… le rire, c’est merveilleux. Un après-midi elle avait décidé de jouer à cache-cache-bisous. Allez savoir quel jeu bizarre c’était encore. Un jeu de filles quoi. Elle se cachait, je comptais. Lorsque je l’eu trouvé, enfermée dans mon coffre à jouets qu’elle avait soigneusement vidé… elle me sauta au cou et me fit un bisou avant d’éclater de rire devant ma mine déconfite et rouge pivoine.

    - Si tu voyais ta tronche Zazou… Un vrai chihuahua ! Je n’ai pas la rage tu sais !
    - Ca j’me le demande espèce de givrée ! Et cesse de me surnommer Zazou, c’est stupide. Bon, tu comptes ?
    - Ok Zazou, ah ah ah !

    Ce fut le bon temps, le vrai, au sens propre de l’expression. Mes parents, que de toute manière je voyais rarement et dont le consentement m’importait guère, ne disaient rien de spécial au sujet de Marie. Nous grandîmes ensemble. Jusqu’à mes 15ans je n’avais jamais réellement remarqué que je tenais à elle. C’est seulement lorsqu’elle rentra au lycée, qu’elle eut son premier « boy-friend » que je devins… bizarre.

    Une fois, lorsque nous étions assis tous les deux dans l’herbe à jouer aux cartes, qu’elle me parlait de Marc, de sa manière d’être avec elle, je me mis à lui répondre plutôt méchamment.

    - Ça a l’air d’être un sacré bouffon. Je ne vois pas ce que tu lui trouves. Il n’a pas d’humour en plus.
    - Pourquoi dis-tu ça ? Tu ne l’a jamais vu Zazou… D’ailleurs tu n’aimerais pas venir au cinéma avec nous ?
    - Non, je ne veux pas fréquenter des crétins, moi.
    - Arrête Zadig, t’es pas cool… Il est gentil et il a de l’humour figure toi !
    - Ouais, il veut simplement profiter de toi, c’est un con. Jamais je n’irai au cinéma si c’est pour être à côté de lui.
    - Il n’est pas con !
    - C’est toi qui es conne alors de sortir avec lui ! Tu ferais mieux de le laisser tomber.
    - Vas te faire Zadig, t’es vraiment stupide.

    Sur ce elle partit, en colère et déçue. Moi je restais immobile dans l’herbe, les poings serrés et un sentiment incompréhensible, que je n’avais jamais connu, au fond des côtes. Je ne la vis plus durant près de dix jours. Déjà qu’à cause des cours qu’elle avait au lycée et moi à la maison je la retrouvais rarement…là c’était le vide.

    Finalement un certain samedi, alors que je faisais tendrement la grasse matinée…elle me tira du lit et me fit tomber, fesses en premières sur le parquet, un sourire machiavélique aux lèvres. Elle préparait quelque chose… J’étais heureux de la voir mais ne lui en dis pas un mot, restant stoïque et énervé d’être ainsi tiré de mes draps.

    - Tu me le payeras Marie !
    - Allez, habille toi, Monsieur je dors en pyjama rose ! Je vais t’emmener en ville !
    - Hein ? A cette heure ci ?
    - Il est 13 heures Zadig…
    - Je ne veux pas voir Marc…
    - Oh la la, mais on ne va pas voir Marc, benêt !
    - Ah ?
    - Met pas des fringues trop classes, on va beaucoup bouger. Je vais te faire découvrir la comédie, la vraie !

    Elle semblait ne plus m’en vouloir pour l’autre jour et restait tout sourire, à m’attendre. Cela ne me dérangeait pas de m’habiller devant elle. Un peu comme si c’était le regard de ma mère que j’avais sur moi. La seule chose gênante c’était qu’elle ait vu mon pyjama rose avec de petites théières imprimées dessus…

    Nous allâmes, comme selon son plan, en ville. C’était la deuxième fois que j’y allais et la première fois en sa compagnie. Paris, étrange cité. Elle me trimballa dans des petites boutiques assez coquettes. On y trouvait des babioles en tout genre. Puis nous allâmes à « Patounes », le plus joli et le plus grand des magasins de peluches. Marie adorait ces jouets ainsi que moi, 16 ans ou pas. Il y’a avait des dizaines d’étagères remplies à ras bord d’ours doux, de chiens souriants et d’adorables chats duveteux et enrubannés. Un en particulier, avec de petites oreilles rayées, un pelage beige et un énorme ruban rouge me tapa dans l’œil. Je resta planté devant un bon moment et finit par partir. J’aurais pu l’acheter…si j’avais pensé à prendre assez d’argent … Le comble pour un riche pourri-gâté, hmpf. La brunette m’emmena après dans un jazz-bar. La musique était extra et Marie étant une habituée, nous eûmes donc droit à une réduction et une chicha gratuite. Je n’avais jamais fumé cela au par avant. Goût malabar… vraiment bizarre mais très bon. Il n’y avait que Marie pour me faire faire de telles choses.

    - Ca te plaît Paris ? Moi, jamais je ne pourrais quitter cette ville.
    - Oui, c’est différent de Londres mais j’aime bien. J’aime bien aussi ce bar, il est plutôt classe. Il y’a même un piano là-bas, dans le fond.
    - Oui, de temps en temps une chanteuse vient jouer un morceau de Diana Krall ou Louis Armstrong. (sourire malicieux)

    A peine avait-elle fini de parler qu’elle alla s’installer sur la scène, derrière l’instrument. Le patron ne semblait pas s’en inquiéter, au contraire. Moi, cela me gênait. Elle n’avait vraiment peur de rien. Une minute plus tard, je l’entendis chanter… J’en eu des frissons. Elle interprétait plus que merveilleusement bien « Petite Fleur » de Sydney Bechet. Je compris qu’en réalité, c’était elle la chanteuse qui venait de temps en temps. Elle travaillait ici en semaine, le soir. Lorsqu’elle eut terminé, un tonnerre d’applaudissements fusa. Moi je restais immobile et bouche-bé, incapable de mouvements. Elle se rassit en face de moi, visiblement satisfaite de m’avoir à ce point ébranlé.

    - Tu ne m’avais jamais dis que tu chantais. C’était vraiment magnifique Marie. Tu m’épates !
    - Oh, un compliment de Monsieur Hopkins, ce n’est pas tous les jours que cela m’arrive. Merci Zazou ! Bon, motivé pour la Tour Eiffel, le Musée du Louvres, la Comédie Française et la Cathédrale Notre Dame ?
    - Euh…
    - SUPER ! En route mon poulet !

    Les consommations payées, la folle à lier me tira par le bras et prit la direction de l’emblème de la ville. Le vertige me saisit lorsque nous arrivâmes au second niveau. C’était si haut et pourtant si beau. Je commençais moi aussi à tomber amoureux de Paris… Un café, un porte-clés achetés et nous voilà repartis pour l’aventure. Le musée du Louvres, le plus grandiose qu’il m’ait été donné de voir nous prit un peu plus de deux heures. Les œuvres exposées m’impressionnaient. Les voir de près et en vrai me rendis quelque peu ému. Enfin, après une heure de balade on débarqua à Notre Dames de Paris, très brillamment bâtie. Marie me força à acheter un cierge et à le déposer dans un bougeoir. Elle croyait en Dieu contrairement à moi qui trouvais que le christianisme était la plus grosse arnaque de tous les temps. En fin de journée, on prit un dernier verre au Café Flore.

    - Merci pour tout Marie. Cette journée était la plus,… la plus sensationnelle de ma vie ! Sérieusement, j’ai a-do-ré !
    - De rien mon Zazou ! Je suis contente si cela t’a plu. Il est 18heures… il nous reste la pièce de théâtre à voir, prêt ?
    - Oui mais là, j’ai un peu faim...
    - (rires) Toi alors…


    Nous prîmes donc le chemin de ce si fameux théâtre qu’est la Comédie Française. La pièce y étant jouée était celle du Malade Imaginaire de Molière. Je n’avais jamais autant ri et qu’est ce que j’aimais rire, surtout en compagnie de Marie ! Ce fut une fabuleuse découverte.
    Arrivé à la demeure, la première chose que je fis fut d’ouvrir le frigidaire et de prendre la pastèque y étant entreposée. Dans mon égoïsme et ma famine, je n’en proposa pas à Marie. Elle se débrouilla avec quelques brownies, ayant l’habitude de mon comportement de mufle ingrat.

    - Au fait, tu avais raison à propos de Marc …
    - Pourquoi, que c’est il passé ?
    - Il voulait à tout prit le faire…et, enfin moi non et… On est plus ensemble… Je ne l'aimais pas de toute manière.
    - (rouge vif) Quel con.
    - Oh et puis zut, j’ai pas envie de parler de lui, il n’en vaut pas la peine.
    - J’ai toujours raison !
    - Mais oui, mais oui ah ah …

    Elle me sourit et continua d’engloutir ses gâteaux au chocolat. Moi je restais énervé. Pourquoi d’ailleurs ? Pourquoi dès qu’elle regardait un autre garçon j’avais cette boule d’agacement dans le ventre ? Pourquoi dès qu’elle repartait pour le lycée j’avais un semblant d’inquiétude en moi ? Pourquoi étais-je en colère à chaque fois qu’elle me parlait de ses amis ? Pourquoi … Je ne pouvais pas deviner immédiatement à l’époque que j’étais amoureux d’elle puisque jamais, je n’avais connu l’amour.

    Marie commença à dormir à la maison, avec moi, dans mon lit. Elle me collait comme une sangsue et bougeait tout le temps tout en parlant. Une nuit, je me souvins, elle parla de fruits : « Vite, le marché vas fermer ! Maman il nous faut des pruneaux ! Des pêches aussi ! » … C’était contraignant et parfois embêtant mais aussi étrange que cela puisse paraître, j’adorais dormir avec elle. Tous mes soucis, mes inquiétudes disparaissaient.

    - Et Zazou, tu ronfles !
    - (mine de mort-vivant tiré de son sommeil) Hein ?
    - TU RONFLES imbécile !
    - Ah euh, non.
    - Si, comme un bûcheron !
    - Oui bon, j’ai le nez bouché…
    - Et… Zazou… hum… C’est quoi ça ? (pointe du doigt un certain endroit).
    - Quoi ça quoi ?
    - Cette bosse sous les draps ?
    - (rouge) Euh, ah, euh… c’est une de mes peluches… Hmpf.
    - (rires) Oh oui, je vois.

    Puis les mois passèrent et mon dix-septième anniversaire se pointa ramenant avec lui l’hiver, la neige et le froid. Comme d’ordinaire mes parents n’étaient pas là. Je le fêtais donc avec Marie et sa mère. Celle-ci me fit un énorme gâteau aux trois chocolats décoré de jolies fraises. L’ambiance était chaleureuse ! On avait mit de la musique des années 70-90. Téléphone, Bee Gees, Sex Pistols … On dansait, chantait, faisait les fous. Après quatre heures de folie, Edith partit, autorisant sa fille chérie à dormir pour la énième fois à la maison. Affalé sur le divan, Marie se jeta sur moi et me tendit un gros paquet emballé de papier doré.

    - Joyeux Anniversaire Zazou. Je sais que comparé aux cadeaux de tes parents ce n’est pas grand-chose mais…

    Pour moi, un cadeau de sa part valait bien les 7 merveilles du monde… J’en fus sincèrement touché. Avec avidité je me jetais sur le paquet. Lorsque je l’ouvris je découvris avec tendresse le chat en peluche au ruban rouge que j’avais tant admiré dans la boutique « Patounes ».

    - Tu l’avais fixé durant au moins dix minutes alors je me suis dis qu’il te plaisait. J’espère que c’est le c…
    - Je t’adore Marie ! Merci, il est superbe !
    - (gênée) De rien… Alors, comment comptes-tu l’appeler ?
    - Hm… je ne sais pas. Donne lui un nom toi !
    - … Banzaï !
    - Hein ? Banzaï ? C’est un peu bizarre comme nom.
    - Non, c’est parfait ! A chaque fois que je te saute dessus je cris Banzaï… Donc comme ça, avec cette peluche, tu penseras à moi !

    Après quoi elle me fit une bise, alluma la télévision et s’étala sur moi tel un morse sur sa plage.

    - T’es lourde la folle !
    - Eh oh, un peu de respect pour ton aînée, cachalot !
    - T’es née après moi …

    Décidément, elle avait le chic pour tourner la situation à son désavantage. Piquée au vif, elle saisit un coussin et me le jeta à la figure, explosant de rire. Une bataille commença. La bataille… des coussins-de-canapé ! ! ! Bien sûr, comme d’habitude, je la perdis…hmpf. Mon gage fut de jouer le noble destrier de la belle aventurière. A quatre pattes au sol, Marie grimpa sur mon dos et hurla à vive voix...

    - Allez hu Cannabis, hu ! Vas-y Cannabis ! Vers l’au-delà et l’infini !! ! !
    - Marie tu vas morfler si tu co…
    - HU j’ai DIS !

    Et voilà comment l’après midi de mon anniversaire se termina. Toujours est-il que je ne m’étais jamais autant amusé. Le soir, on regarda un DVD dans ma chambre : Indiana Jones et le Temple Maudit. Parfois j’enfouissais ma tête sous les draps…

    - Trouillard ! Ca ne fait même pas peur.
    - Non mais j’ai froid à la tête.
    - …
    - Si, je te jure…

    Le film finit, on se glissa dans mon lit, Banzaï avec nous. Vers les trois heures du matin, Marie me donna un coup de pieds volontaire. D’un bon je me redressais, prêt à l’engueuler. Seulement je ne le fis pas puisqu’elle m’embrassa. J’étais devenu le sosie d’une tomate … tout en étant figé dans une incompréhension totale. Elle…elle me souriait, visiblement exaspérée.

    - Zadig… tu es rapide pour comprendre les gens, ce qu’ils pensent etc. Mais alors là… Je suis amoureuse de toi Zadig, depuis le début. Si tu ouvrais un peu les yeux de temps en temps … Cela ne te ferait pas de mal ! Bougre d’âne !

    Que pouvais-je répondre ? Moi qui m’étais dis que jamais je ne l’aimerais, que toujours elle resterait une amie… une « bouche-trou ». Je me sentais honteux, gêné … Je rougissais de plus en plus, tripotant une oreille du chat. Elle me tira la langue avec un clin d’œil.

    - Tu n’es pas obligé de dire que tu m’aimes aussi tu sais… Excuse-moi de t’avoir réveillé ronchon-man.

    Elle se retourna et fit mine de s’endormir paisiblement… Mais je me doutais bien qu’au fond d’elle, elle était triste. Idiot que j’étais de ne pas avoir été capable de dire un seul mot… de ne pas avoir été capable de reconnaître que …moi aussi je l’aimais, comme un fou. Pour seules excuses je mis mes bras au tour d’elle, callant ma tête dans le creux de son cou. Je ne voyais pas son visage…non, mais je savais qu’elle souriait.

    Les jours passèrent… des jours où nous étions toujours plus proches, plus tendres l’un envers l’autre. Noël arriva enfin. C’était aussi le jour de naissance de Marie. Elle m’invita chez elle et je lui offrit d’entrée mon cadeau. Il s’agissait d’un chaton bien vivant que j’avais acheté dans une animalerie. Il était tout gris, petit, avec de beaux iris verts. Marie faillit m’étouffer sous ses bisous et étreintes. Elle n’avait plus d’yeux que pour l’animal et le cajolait sans cesse.

    - Oh Merci Zadig, vraiment merci ! Qu’il est mignon ! Tu as vu il m’aime déjà ! Il est si petit… Si doux !
    - Allez… ce n’est rien. Je me demande si je n’aurai pas mieux fait de te prendre une boîte de chocolat… pauvre minou, il va en baver avec toi !
    - (regard noir) Attention où je déclenche une bataille de coussins-de-canapé !
    - …
    - Ah et trouves lui un nom. C’est à ton tour cette fois ci !
    - Mhh… Mistigris puisqu’il est tout gris…
    - C’est joli, va pour Mistigris !

    Après lorsqu’elle venait à la maison, elle amenait le chaton avec elle. On s’en occupait comme s’il s’agissait là d’une poupée. Pauvre Misti… n’empêche, il avait l’air d’aimer toute cette attention. Je repensais de plus en plus à ce que m’avait dit Marie, cette fameuse nuit. M’aimait-elle toujours ? Avec du recul je me rendis comptes qu’elle m’avait radicalement changé. Je parlais aimablement aux gens, je ne calculais plus mes gestes, devenais franc. Je m’étais même pris de passion pour la musique et les chats. Pour la danse, pour Paris… et surtout, j’avais appris à rire.

    Trois semaines plus tard, en Janvier donc, elle dût faire un voyage scolaire à Madrid. Je ne la vis plus durant près de deux semaines. Un manque s’installa. A son retour elle me bombarda d’objets souvenirs qu’elle m’avait achetés. Une poupée en habit traditionnel, un taureau en plastique (…), un film en espagnol, un poster de scène de Corrida, un bol à céréales avec un paysage du pays imprimé dessus, un porte-clés en forme de drapeau espagnol, un CD de Flamenco… un livre de recettes régionales et j’en passe … Elle mit précisément quatre heures à me raconter tout ce qu’elle avait fait et vu dans ce « fabuleux pays ». Elle m’en apprit plus sur l’Espagne que mon professeur lui-même.

    - Puis les Espagnols…des canons ! Avec leur peau mate et leurs yeux sombres ! Ils ne sont pas très ouverts mais une fois qu’on commence à leur parler, ils deviennent agréables !
    - Pff, dragueuse !
    - Ah non, je n’en ai pas dragué un seul, je ne pouvais pas !
    - (légèrement énervé) Ah ouais.
    - Non je ne pouvais pas puisque je suis déjà amoureuse de toi Zadig (sourire).
    - (rouge) …

    Encore une fois, impossible de parler. C’était la deuxième fois qu’elle disait m’aimer. Cela me rassurait si bien que mon visage se radoucit. Au fil des jours, je me montrais vraiment attentionné à son égard. De temps en temps une bise sur la joue, une boutade, un câlin interminable… C’était ma manière à moi, quelque part, de répondre oui à ses sentiments. Elle s’en contentait. Trop orgueilleux et égoïste je ne pouvais dépasser ce stade. Pourtant, un après-midi, sans prévenir, je l’embrassa. Je ne savais pas ce qu’il m’avait prit ce jour là. J’en avais eu tellement envie.

    - Et bien …que me vaut cet honneur ?
    - (gêné) Mh… Je…mh…et bien je… je crois que je t’…
    - Non, ne dis rien vas, j’ai compris (tout sourire).

    Dès lors Marie et moi ne nous quittions plus d’une semelle. J’étais son ombre, elle était la mienne. En Mai on décida même de partir tous les deux en vacances dans le Sud, région du Lubéron. Deux semaines rien qu’à nous. J’avais décidé de tout payer ce qui fit qu’on se retrouva dans une charmante maison atypique entourée de champs interminables de lavande et d’orangers. On allait y déjeuner, installant une nappe au sol. L’air embaumait, le soleil chauffait la terre et les cigales chantaient. Je me mis donc à croire au Paradis. Par moment on se rendait à la mer pour s’y baigner, on allait dans des boutiques souvenirs, dans des restaurants de fruits de mer, dans des lieux de musiques pop… Nos jours étaient biens remplis, jamais on ne s’ennuyait. C’est aussi durant l’un d'eux que je prononçais pour la première fois « je t’aime » à Marie. L’instant d’après, émue aux larmes, elle me tira de force dans un bar-danse et nous virevoltâmes sous l’écho de la guitare et du piano.

    Lorsque nous rentrâmes à Paris, qui nous avait un peu manquait, la première chose que l’on fit fut d’aller dans notre bien aimé jazz-bar pour fumer une chicha. Quelques jours plus tard j’appris le décès de ma mère. Elle avait fait une overdose. Mon père étouffa le scandale, plus inquiet pour sa réputation que malheureux d’avoir perdu son épouse. Je n’avais jamais vraiment connu Ann… de ce fait, je ne versa pas beaucoup de larmes à son enterrement bien que je fus réellement triste. Marie et sa mère me soutinrent cette période-ci, bien plus que mon paternel. Il devint encore plus absent qu’il ne l’était déjà et se souciait ridiculement de moi.

    Le bonheur reprit petit à petit sa place dans mon cœur… Marie y étant pour beaucoup. Les choses redevenaient pareilles à ce qu’elles avaient été. Cependant, tout bonheur mérite son malheur…n’est ce pas ? Un soir de Juillet, Marie m’invita à l’Opéra. Elle tenait à ce que j’écoute de vraies Cantatrices, un vrai orchestre. C’était magnifique d’entendre de la musique si bien jouée. Mais je ne sais pas pourquoi, une dispute éclata et nous sortîmes des lieux. J’avais fais une crise de jalousie aigue du fait que Marie ait adressé la parole à un homme plutôt séduisant durant presque toute la représentation - un vampire qui plus est. Mais elle m’en voulait essentiellement par ce que cet adit homme, je l’avais insulté. Elle avançait d’un pas rapide dans la rue, la mine nerveuse.

    - Tu n’es vraiment qu’un con Zadig ! Vraiment !
    - Excuse moi mais tu n’avais pas l’air insensible au charme de cet homme alors ne me traite pas de con veux tu !
    - Tu ne le connais même pas idiot ! Tu ne penses toujours qu’à toi, évidement. Il ne t’est pas venu à l’idée de te dire « Il doit être sympathique, je pourrais moi aussi lui parlais. C’est sans doute un ami à Marie. » Non, c’est forcément quelqu’un de bête, quelqu’un qui n’en vaut pas la peine.
    - (énervé) Exactement oui ! Il n’avait vraiment pas l’air intéressant... Enfin son physique par contre… Lui il l’était ! Puis je ne sais pas si tu as remarqué mais, c'est un vampire. Tu as vu ses canines lorsqu'il a souri ? Cela ne trompe pas. Je me méfie de ces créatures.
    - Tu veux savoir qui c’est Zadig ? Hein ? C’est mon cousin, Valentin ! Rassuré ? Oh bien sûr tu aurais pu, au lieu de rester dans ton coin à bouder, me demander toi même de qui il s’agissait. Mais non, Monsieur est trop fier pour cela. Monsieur n’aime pas que l’on contredise sa vérité universelle ! Alors d’accord, comme tu veux, disons qu’il ne s’agit que d’un homme stupide ayant pour seule chose intéressante son physique. De plus, de nos jours et si tu te tiens un minimum informé des faits de notre société, les vampires sont nos égaux. Alors pas de discrimination !

    Elle était vraiment énervée… et j’étais vraiment le dernier des crétins. Je n’eu pas le temps de m’excuser que deux inconnus surgirent de l’ombre. Ils n’avaient rien de rassurant. Leur venue causa mon désespoir.

    Armés de couteaux ils se ruèrent sur nous. L’un empoigna Marie, l’obligeant à rester immobile de part sa lame collée à sa gorge. L’autre se tenait en face de moi, l’œil froid.

    - Ton fric, et vite, sinon elle crève !
    - Laissez là partir ! Je vous donnerez tout ce que j’ai mais laissez là partir !
    - Ton fric d’abord, ensuite on lâchera ta donzelle !

    Je n’avais plus d’argent sur moi, ayant donné les derniers billets que j’avais pour payer les places de l’Opéra. Mon cœur battait la chamade, j’étais en sueur et le fait de voir Marie, dans les bras de cette brute, me rendait dingue.

    - Je… je n’ai plus d’argent sur moi mais je peux vous donnez ma montre, où mon portable…j
    - Ta gueule gamin, file moi ce que tu as !

    Je m’empressa de lui donner tous ce que j'avais énuméré jusqu'à ma ceinture. Ils ne lâchèrent pas Marie. Elle avait toujours cette lame immonde près de la gorge.

    - Très bien, maintenant veux tu, on va prendre ta copine. Elle fera une très bonne prostituée j’en suis sûr, puis ça tombe bien, il en manque ces temps ci. J’imagine que tu n’es pas pour, hein gamin ? Donc il faut que je règle ce petit détail.

    M’agrippant par les cheveux le monstre me donna un coup de poing dans les côtes, histoire que je me retrouve genoux à terres et dents serrées. Marie criait, hurlait. Elle se débattait, pleurant à chaudes larmes. Lorsque je vis l’homme sortir son coutelas, je me mis à prier pour la première fois. Pas pour moi, non, mais pour elle… pour qu’elle s’en sorte.

    Il leva son bras et la lame fendit l’air. Un cri, du sang… Les deux brusques inquiets par le remue-ménage qui provint subitement du fond de la rue, déguerpirent.

    Marie pour me sauver, avait réussi à se libérer et s’était interposée entre moi et l’agresseur. Elle avait prit le coup en pleine poitrine. Allongée de tout son long sur les pavés mouillés elle prit ma main dans la sienne.

    - Zadig... C’est étrange, je me sens engourdie…

    Marie, mon amour… Je ne voulais pas cela… J’aurais préféré mourir que d’avoir à te perdre… Marie, mon ange … Je continuais de pleurer, la serrant plus fort encore.

    - Tu les v…vois ? Les champs de lavande… Ce…Cela…s…sent si bon.

    Sa voix s’atténuait.

    - Les orangers…

    Ses yeux se fermaient.

    - Oui…Marie… je les vois…

    Sa main ne serrait plus la mienne.

    - Zadig… on y retou…nera, un…un jour…hein…
    - Oui…promis…

    Plus aucun souffle ne sortit de sa bouche. Sa peau devint glacée. Elle était morte… morte pour moi… Marie… Je l’aimais… Je l’aimais tant alors pourquoi ? Pourquoi Dieu ne l’a-t-il pas sauvée elle ? Marie… Marie… Je l’aimais… Je restais à la bercer légèrement dans mes bras, chuchotant son nom. Marie… Pourquoi… Je l’aimais, mon amour...

    A son enterrement, sa mère joua un morceau de piano, son favori. Le soir, je me rendis au bar où elle travaillait, noyant mon chagrin dans l’alcool. Les jours passaient sans emporter la douleur. Un matin, Edith vint me voir, Mistigris dans les bras.

    - Bonjour Zadig. Je… Je viens te donner son chat… Elle aurait voulut que tu le gardes.
    - Bien, merci…

    La pauvre femme fondit en larmes et je la pris dans mes bras. Cela fait si mal… si mal de perdre l’être qui vous ait le plus cher… si mal…

    Les semaines s’écoulèrent vides et tristes. Mon père m’annonça plus tard qu’on devait s’en retourner en Angleterre. Là, je me métamorphosa en être immonde. Je fis une dépression, pour le moins violente. On m’emmena voir un psy, puis un autre et encore un autre. Chacun d'eux me donnèrent des traitements qui n’arrangèrent pas le moins du monde mon cas. Je débutais même des troubles du comportement. Je devenais violent sans prévenir. Mon père en eut assez. Il m'envoya séjourner deux semaines en hôpital psychiatrique, trop peu intéressé de résoudre mon problème plus légèrement. Là-bas, dans mon sentiment de solitude, de "gosse délaissé" je me suis inscris dans le crâne quelques idées sombres. La société est pourrie, elle nous formate à l'image de pantins grisonnants. Ces meurtriers qui courent les rues cherchaient-ils, peut être, tout simplement à briser les codes ? Cherchaient-ils peut être à décrédibiliser notre monde ?

    Lorsqu'on est dans un lieu où la folie règne, lorsque les pilules qu'on vous donne vous amenuise au point de vous rendre à l'image d'un légume... Vous ne pouvez plus penser de manière optimiste. L'humain né mauvais, il ne le devient pas. Mon séjour qui aurait donc du durer deux semaines s’éternisa car selon les messieurs vêtus de blanc "je suis un cas particulier qu'il faut encore étudier". Je n'avais, je pense, rien de particulier, non. J'étais juste à un cobaye à traitements. Lorsqu'on me laissa enfin libre, après quelques mois et sur demande de mon paternel - seule chose qu'il fit de bien pour moi - je n'étais plus Zadig. Mon humanité s'était éteinte. Je me disais alors, quoi de mieux pour oublier sa peine que de la provoquer chez les autres ? Après maintes nuits blanches, j’en étais venu à cette conclusion, oui. Aujourd’hui je ris de tout. Mais mon rire a changé puisque moi même ai changé. Il est malsain. Il est meurtrier.

    Tuer quelqu’un ne me dérange pas, la preuve, quelques mois après le décès de Marie, après mon internement, je me suis mis à appliquer ce verbe. Mon premier homicide. Il s'agissait d'un voyou dans une ruelle qui taguait sur les murs "Fuck the new World". J'en avais ris, cela l'avait offusqué. Il m'avait alors violenté et, prenant la première chose lourde à ma portée à savoir une pierre, je lui ai fracassé le crâne. J'aurais dû ressentir des remords, de la peur mais... j'avais exalté. Le fait de prendre la vie de cet énergumène m'avait rendu comme vivant. Seulement, l'arme blanche, c'était loin d'être pratique. Les pistolets devinrent ma fascination... Je suis mort cette nuit là à Paris alors pourquoi me soucierais-je de la vie des autres ? C’est tellement plus amusant et vivifiant de les voir prit de peur.

    Tuer n'est cependant pas légal alors mon exutoire, je devais l'oublier - je fus incarcéré. Un lundi, 4 mois après ma mise en geôle, tandis que je me laissais aller à un froid isolement dans ma cellule, j'eu une visite inattendue. Un délégué du gouvernement de Midnights, ville m'étant jusqu'à lors inconnue, avide de jeunes recrues pour effectuer les "sales boulots" se présenta à moi dans le but de me voir le rejoindre. Il me fit le discours "c'est ta dernière chance de prouver que tu as encore du bon en toi". Tu parles. Il m'expliqua la formation, l'entraînement que je devrais suivre. Il m'informa de leur fonctionnement, de leur façon d'agir dans l'ombre et le secret. Il me promit d'effacer mon casier si j'acceptais ou de doubler ma peine si je refusais. Le choix fut vite fait bien sûr.

    Je ne vis jamais mes employeurs et ne les verrai sans doute jamais. Les seuls hommes dont j'ai connaissance aujourd'hui sont ceux qui m'ont entraîné. Tuer ou plutôt nettoyer en étant payer, le pied non ? Enfin, en ce qui me concerne. Bon, j'avoue que je ne peux me comporter comme je le souhaite. J'ai des ordres, je les applique. Midnights que je redoutais durant mes premiers jours me paraît aujourd'hui un lieu de routine, gris et froid.

    Sa famille :

Père : 57 ans, toujours actif en politique.
Mère : Décédée.


    Votre pseudo : Bubble GUM. Cool
    Age : 17 !
    Depuis quand joues-tu sur les forums rps ? : Depuis mes 12ans donc depuis 5ans. Bââh, je suis une vieille peau. /shot
    Comment trouves-tu le forum (concept et graphisme) ? : J'adore le concept que je trouve très élaboré et alléchant ! Le design, de même, bien que d'ordinaire le sombre ne soit pas mon truc. :}


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Mathew Klhay
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MessageSujet: Re: Zadig.   Ven 11 Nov - 13:36

Bonjour Zadig :)

Tout d'abord, bienvenue à Midnights ! Il faudrait avant de poster ta fiche, aller signer le règlement et faire ta demande de rang. De plus, pour les dossiers du gouvernement, il faut quand même un nom de famille. Je comprends le côté 'inconnu' mais le gouvernement est stricte là dessus, il faut en faut un.

Si tu veux garder le côté 'mystérieux', saches que le Gouvernement sait bien trouver des noms de famille afin de 'légaliser' de manière interne ses employés, même s'ils sont tenu au secret défense Wink

Bonne chance pour la suite !

EDIT : et oui, parce que je suis un peu gâteuse parfois... Pour ceux qui liront, il est toléré pour les agents du gouvernement de n'avoir qu'un prénom comme pseudonyme.

_________________


Dernière édition par Mathew Klhay le Sam 12 Nov - 4:27, édité 1 fois
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Zadig Hopkins
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MessageSujet: Re: Zadig.   Ven 11 Nov - 13:46

Hanw désolé ..... °° J'ai rectifé le tout ! Cool Encore pardon de ma négligence D:
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MessageSujet: Re: Zadig.   Sam 12 Nov - 4:23

Zeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !

¡El hombre con el sombrero nos envió! ¡Él nos cuenta muchas historias asombrosas! ¡Cenemos en tortugas esta noche! ¡Se ven buenos, elos, Z! Z!!! ¡Soy féliz!



HAHAHAHAHA !

(Je suis le dealer fou, don't mind me. Ceci dit, si tu reconnais la référence, tu es carrément géniale !)

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Zadig Hopkins
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MessageSujet: Re: Zadig.   Sam 12 Nov - 18:45

XDD ! Charlie the UNICORN forever !
*Come with us to the Candy moutain, come with us Charliiiiiie*

Je me marre des heures devant ces vidéos, hahaha.

Allez, j'ai presque finis ma fiche. èé
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MessageSujet: Re: Zadig.   Sam 12 Nov - 22:43

Je.
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Zadig.
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