Blood Diary
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 Neil Edwards Collins

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MessageSujet: Neil Edwards Collins   Jeu 12 Jan - 7:16



Nom : Edwards Collins
Prénom : Neil
Surnom : tout sobriquet concernant son jeune âge lui sont habituellement attribués
Age : 17 ans âge d'apparence, 20 ans âge réel
Race : Dhampire
Groupe : Agent du BIS
Sexe : Masculin
Statut : Nouvelle recrue du BIS
Sexualité : Il est plutôt farouche face à la chose... C’est encore à découvrir.


Physique : (300 mots ou 20 lignes minimum)
L’apparence de Neil est plutôt banale à l’exception de ses yeux. C’est là tout son charme. Son regard, d’un bleu d’une pâleur rare, hypnotise ceux qui s’y perdent. Il renferme toute la détresse de son âme, ainsi que la brillance de sa passion face à l’aventure. C’est un regard profond qui exprime sans retenu tous ses sentiments. Ses cheveux, d’un brun foncé presque noir, lui arrivent sous les oreilles, négligemment peigné et viennent accentuer la couleur de ses iris par leur contraste, créant l’impression qu’ils sont iridescents. Ce n’est bien sur qu’un effet d’optique.

Son visage est demeuré d’apparence jeune, figé dans le temps à un moment de sa vie qui lui fut marquant. Imberbe à son grand bonheur. Il est délicat. Cela lui donne une apparence d’adolescent qu’il n’est pourtant plus. Et qui en confond plusieurs. Sa lèvre supérieure est fine, étant tout le contraire de l’inférieure plus pulpeuse. Cela lui confère un sourire aux allures espiègle, mesquine, en tout temps, un petit air enfantin irrésistible. Qui peut à la fois être inquiétant. Pour accentuer cette impression, deux piercings d’argent s’enroulent autour de sa lèvre du bas. Lui donnant ce petit air d’enfant rebelle.

Son corps est tout aussi délicat que son visage, en apparence. Ne mesurant qu’un mètre soixante-huit. Malgré ses deux années d’entrainement intensif et la musculation qu’il a pu s’y faire, il en garde un corps d’apparence mince, où il est difficile d’y discerner des muscles. Celui d’un jeune adulte bien en forme, sans pour autant être envahie par les muscles. Sa délicatesse cache bien sur la vérité sur sa force héritée de sa mère vampire. Il ne faut pas se laisser avoir par son air juvénile. Il tire aussi sa peau blême de ses origines vampirique, une peau très sensible au soleil qui l’empêche de passer des heures à l’extérieur de jour. Avec ou sans protection, il n’y a rien à faire, il finira par se brûler la chaire s’il s’expose trop longtemps.

Neil ne se soucie pas vraiment de son apparence, il ne sera pas dédaigneux devant un boulot salissant, il s’y plaira même. Jouer dans les tunnels l’amuse. Étant donné les endroits dans lesquels il doit parfois aller, ses vêtements ne sont pas très recherchés. Un simple jeans, avec une camisole fait amplement l’affaire. Quand à sa posture, il se tien généralement droit lorsqu’il est debout, toute fois assit, il ne se gêne pas pour prendre toute la place. Il démontre aussi une étonnante flexibilité dans ses gestes, ce qui est toujours utile pour se faufiler dans d’étroites ouvertures.


Caractère : (300 mots ou 20 lignes minimum)
Neil est un jeune homme spontané. Il à tendance à ne pas toujours réfléchir aux conséquences de ses actes, réagissant sous les impulsions du moment. Il se fit énormément à son instinct, qui est plutôt bien développé par rapport à la moyenne des gens. C’est un jeune homme débrouillard dans les situations les plus critiques qui ne baissera jamais les bras. Pour la bonne et simple raison, qu’il se croit être dans un jeu vidéo. La réalité n’existe plus pour lui, il en est déconnecté. Et cela l’entraine dans des situations particulières. Il n’a donc pas peur de la mort, voyant cela comme un simple échec auquel on peut reprendre par la suite la partie. Il ne réalise pas la gravité des situations. La mort ou les accidents des autres font partie du scénario, des étapes à passer pour le mener plus loin. Il est donc toujours partant à se plonger dans toutes les situations possibles. Les expériences sont importantes pour évoluer après tout. Les blessures? Il n’en a encore jamais fait l’expérience, mais le jour que cela arrivera, les piliers de son univers se fendilleront, jusqu’à ce que les évènements fassent tout s’effondrer.

En dehors de cette sorte de schizophrénie particulière, c’est un jeune homme débordant de vie. Un peu hyperactif à l’occasion. Il est difficile en fait de le garder en place. A moins de lui mettre une console de jeu vidéo dans les mains. Dans ce cas, on le perd totalement. C’est le seul moyen d’avoir la paix avec lui à vrai dire. N’essayez pas de lui parler lorsqu’il joue, il vous répondra bêtement, ou pas du tout. Et ce que vous direz ne sera pas retenu. A moins de démontrer un intérêt à son jeu, alors il sera heureux de vous le montrer. C’est bien la seul situation qui peut l’énerver. Autrement il a énormément de patiente. La seule chose qui peut le sortir de ces moments, c’est le bip bip de son paget. Son boulot. Puisque son emploie auprès du BIS est le meilleur jeu auquel il peut jouer. Aucune console ne peut égaler ce monde virtuel réaliste. S’il le pouvait, il passerait tout son temps à la chasse aux monstres. C’est ça sa vie maintenant.

Il a une bonne capacité d’analyse et de débrouillardise. N’étant pas de ceux qui s’énervent facilement, dans les situations dangereuses, ou de crise, il gardera son calme et songera rapidement à une solution. Pas toujours la meilleur, mais il agira rapidement afin de se sortir du pétrin ou pour venir en aide. Son côté instinctif est très développé, ce qui accentue sa spontanéité. Il sera de ceux qui partiront au devant du groupe volontairement afin de faire l’éclaireur en cas de danger. D’un grand socialisme, il n’hésite pas à faire les premier pas vers les inconnus, toujours souriant et amical. Il en est parfois déconcertant. À l’occasion il sera calme, lorsque c’est nécessaire.

Neil possède une grande tolérance, bien peu de personne se retrouve dans sa liste des suspect en tant qu’ennemi. Il aime à peu prêt tout le monde. Il a toute fois tendance à se faire des ennemis du à son caractère trop collant. Son débordement d’énergie peut parfois en énerver plus d’un, et que dire de ses réactions inattendu qui ont l’habitude de déstabiliser ses compagnons. Puisque lorsqu’il n’est pas en mission, Neil se montre encore plus imprévisible et insouciant. C’est une boule d’énergie qui peut être dangereux pour lui-même. Seul son boulot, autrement dit ses jeux, arrive à calmer ses ardeurs et à écouter les ordres. Mais jamais il ne sera de mauvaise humeur, il est pour ainsi dire impossible de l’énerver. Pour réussir à le déstabiliser lui, il n’y a pas grand-chose à faire, il suffit de lui faire des avances sexuelles. Il réagit violemment face à cela. C’est la seule situation dont il n’a aucune idée quoi faire, il n’y est pas préparé. Attention à celui qui essaiera… Car Neil peut autant fuir en criant, que frapper. C’est la seule raison pouvant le rendre hors de contrôle, ça mais aussi qu’on essaie de lui faire voire la vérité sur son monde imaginaire. Il se refuse de s’ouvrir sur la réalité.

Autres : Neil est un adepte de nouille instantané, sa diète est aussi inévitablement composé de sang qu’il se procure légalement. Il n’a toute fois jamais goûté à du sang pure, répugnant cette idée de faire du mal à quelqu’un. Sur le plan sexuel, il n’a aucune expérience, son esprit étant entièrement plongé dans un tout autre univers, dans lequel ce genre de chose ne se produit pas, c’est quelque chose qui lui est donc inconnu et dont il ne songerait pas un instant de s’y abandonner. Il vie plus souvent de nuit, n’appréciant pas particulièrement le soleil étant donné la fragilité de sa peau, mais aussi de ses yeux. Il est ainsi plus habitué à l’obscurité, ce qui est un bon avantage pour son travail. Il garde toujours sur lui une console portable de jeu vidéo.







ͼ Washington, appartement de Mme Collins, 1993 ͽ L’adieu maternel
Neil, 1an

-Comme convenu, mille Collins, tout est dans cette mallette.

Un homme d’une quarantaine d’année à la mine sévère, vêtu d’un complet Armani, tenait un gamin d’à peine un an par la main. L’enfant suçait son puce en regardant sa mère en larme. Il ne comprenait pas la situation, il était beaucoup trop jeune pour réaliser l’ampleur de ce qui se produisait dans sa vie. Ils étaient dans un luxueux appartement, richement meublé.

-Vais-je pouvoir le revoir?? Avait sangloté la dame.

-Le contrat mademoiselle Collins! Le contrat! L’homme était énervé face à la situation et commençait à perdre patience. Je vous avais prévenu de ne pas vous attacher à cet enfant, que je reviendrais le chercher lorsqu’il aurait fini le sein et qu’il aurait un an! C’est mon fils, vous n’êtes que la porteuse.

L’humain était et sera toujours, une créature avide de pouvoir, et de ce fait, apte à des agissements considérés inhumain, alors qu’ils sont pourtant perpétués par cette race. Non pas que les autres espèces n’en ont pas, les vampires et même les dhampires peuvent agir de la sorte. Mais à la base, ils découlent de l’être humain après tout. Ce sont ces deux dernières catégories de la race humaine qui auront poussé cet homme à mettre au point un plan aussi immoral. Un riche politicien désirant rendre sa famille plus puissante face à la menace de ses créatures, avait fait en laboratoire la fécondation d’une vampire. Il aurait été trop ragoutant pour lui de toucher à cette créature. L’union, si l’on pouvait encore appeler cela ainsi, allait lui permettre d’avoir un fils plus fort, un dhampire. Cet enfant avait un destin déjà tout tracé d’avance par ce visionnaire. Tout pour lui apporter pouvoir, puissance et domination, par le biais de son enfant qui serait sous ses ordres. Et pour arriver à ses fins, la mère devait disparaître. Il avait acheté son silence, de même que son enfant. Elle avait été d’accord au début, face à tout ce qu’il lui avait proposé, sans aucune hésitation. Mais maintenant, après la grossesse et l’année passé à s’occuper de son fils… Elle ne voyait plus les choses de la même façon. Elle s’y était accrochée alors qu’elle ne devait pas. Pourquoi faire aussi compliqué alors qu’il aurait suffit qu’il soit simplement vampirisé? Pour la simple raison qu’ainsi c’était fait légalement, enfin outre le fait qu’il payait la dame, car bien sur qu’il avait essayé d’avoir l’autorisation d’être vampirisé, mais sa demande avait été refusé. Et plus d’une fois. Le faire illégalement serait une chose insensée à faire. On ne peut cacher le fait indéfiniment que l’ont est devenu vampire sans l’autorisation de la loi. Or faire un enfant à une vampire n’était pas illégale!

-Monsieur Edwards, je vous en supplie! Permettez-moi de venir voir Neil! Je suis sa mère, je l’ai porté et nourri! Je sais mieux que vous ce qu’il a besoin!

-Je lui donnerais votre nom en souvenir. Avait répliqué l’homme sans même un regard pour la femme. Tout est dans la mallette, je n’ai plus besoin de vous. Dit-il en se retournant et tirant Neil à sa suite.

L’homme fit un bref signe de tête à ses deux gardes du corps qui avaient attendu en retrait discrètement contre la porte du luxueux logement, gracieuseté de monsieur Edwards. L’un d’eux alla contre les fenêtres barricadées et l’autre apporta une petite malle qu’il posa devant la vampire avant de l’ouvrir pour dévoiler le contenu. Des poches de sang humain pur, auquel il valait mieux ne pas savoir la provenance, étaient contenues dans le coffret réfrigéré. La mère cessa de sangloter en voyant se trésor, la faim reprenant le contrôle sur ses sentiments. Sa longue chevelure noire cascada de chaque côté de son visage lorsqu’elle se pencha sur son bien. Ses doigts effleurèrent le plastique renfermant le liquide carmin si précieux. Et son fils à ce moment là n’existait plus.

-Maman?...

L’enfant avait tourné la tête pour braquer son regard au couleur de l’océan, qu’il tenait de son père, sur sa mère qui était en pleine contemplation devant son nouveau butin. C’était le seul mot qu’il savait dire. Le premier qu’il mentionnait. Dans son jeune esprit, il savait que quelque chose n’allait pas, et la vision de sa mère le délaissant ainsi pour de la nourriture, venait de troubler quelque chose au plus profond de son subconscient. Cette image de la femme à la peau claire et cheveux aile de corbeau, penché sur le sang en totale admiration, voir extase, resterait à jamais gravé dans ses songes. Dans un recoin sombre. Le gamin ne broncha pas un seul instant lorsque le garde contre la fenêtre ouvrit les volets et que la chaire de sa mère se mis à crépiter au rythme de ses hurlements. Il savait qu’il n’était déjà plus rien pour elle. La porte de l’ascenseur se referma sur son père et lui, avant qu’il n’ait pu assister à la fin du spectacle. Les gardes s’occupèrent de nettoyer toute trace de leur passage, et organisèrent le tout pour que les apparences laissent croire à un suicide. Et Neil pleura cette fois pendant la descente de l’ascenseur, contre son nouveau parent qu’il allait devoir apprendre à connaître. Il ne verrait plus jamais sa mère.


ͼ Washington, Maison familial Edwards, 1997 ͽ L’apparence d’une famille
Neil, 5 ans

Deux enfants couraient dans le jardin, des fillettes aux yeux aussi bleus que Neil, à la chevelure de blé. Elles tournaient autour de la piscine creusée se trouvant tout prêt du manoir familiale. La maison de pierre blanche était faite de ce style affectionné par les résidents de Washington, la devanture était accentuée de piliers. Une femme blonde dans la mi-quarantaine poussa un jeune garçon à l’extérieur sous l’éclat de rire des gamines.

-Va jouer dehors avec tes sœurs, Neil!! Tu fais peur tellement tu es blême, on te croirait mort!

-Mais maman!!

-Il n’y a pas de mais qui tienne! Ouste!!

-Mais maman!... Le soleil!...

La porte se referma derrière le garçon de cinq ans, et sa mère alla dans le grand salon avec cinéma maison, éteindre la console de jeu Nintendo 64 toute neuve, pour ensuite la ranger avec toutes les autres qu’il ne touchait plus depuis ce nouveau cadeau de la part de son père. On pouvait retrouver un Sega Genesis II, ainsi qu’un Super Nintendo et une PlayStation, et si l’on fouillait encore plus loin dans l’armoire, alors on découvrait sous la poussière un Atari et un Colleco Vision. Neil ne manquait jamais de jeux vidéo. Son père faisait tout pour son bonheur, sélectionnant toute fois les jeux afin de développer son intellect en sa faveur. Il devait bien s’assurer que son fils ne s’ennuyait pas en son absence, puisqu’il ne pouvait passer de longues heures aux soleils comme ses demi-sœurs, sans faire d’insolence ou d’avoir des coups de soleil dangereux pour la santé. Il avait beau être un dhampire, il n’était pas pour autant à l’ abri du cancer de la peau. Mais ça, c’était quelque chose que la mère de Neil avait bien du mal à gérer. Sa mère… puisqu’il n’avait plus aucun souvenir conscient de sa mère biologique, et jamais son père n’en parlait.

Pour Neil, madame Edwards était sa vraie mère. Une mère qui préférait de loin ses filles à son garçon… Cette femme connaissait les manigances de son époux, et aveuglé elle aussi par le désir de le voir devenir quelqu’un de puissant, elle avait accepté son ignoble plan, et se retrouvait maintenant avec un garçon qui n’était pas le sien. Pendant quatre ans elle avait du s’adapter à cette nouvelle vie, ne sachant pas comment faire avec un enfant dhampire, la première année avait été haute en couleur. Le petit garçon avait souvent été malade car elle n’arrivait pas à comprendre comment convenablement le nourrir, faire la bonne part de sang et de nourriture humaine. A chaque fois que son époux revenait d’un voyage d’affaire, il l’a traitait comme une incompétente, lui savait quoi faire, et son fils était devenu ce qu’il avait de plus précieux.

L’enfant jeta un regard inquiet vers la boule iridescente dans le ciel, il connaissait sa mère. Lorsqu’elle décidait de le faire sortir, il n’y avait rien à faire pour la convaincre du contraire. Il devait se trouver un coin à l’ombre pour ne pas finir cramoisie. Dans un soupire, il se rendit la tête basse vers un grand saule pleureur au fond de la cours, tout en ignorant les remarques mesquines que ses sœurs lui faisaient. Il avait l’habitude d’être la source de leur moquerie. La plus vieille, celle de onze ans, se moquait toujours du fait qu’il ne leur ressemblait pas et qu’il était adopté. Neil ne croyait pas qu’elle était sérieuse lorsqu’elle le lui disait, sinon pourquoi son père l’aimait-il autant? Il se disait qu’elle était simplement jalouse de sa complicité avec son paternel. Assit au pied de l’arbre, il sorti un Game Boy Pocket de sa poche et l’activa pour reprendre sa partie de Castlevania Legends. Ce n’était pas le meilleur jeu de la série jusqu’à maintenant, mais il finirait tout de même la partie, son père le lui avait rapporté de son voyage au Japon, alors que le jeu n’allait sortir que dans quelques mois en Amérique.

Au bout d’une heure ou deux, sa sœur la plus vieille rentra à la maison afin d’aller chercher de la crème glacé. Celle de neuf ans en profita pour se rapprocher de Neil et regarder par-dessus son épaule.


-Fou l’camps Milly!

-Non! Pourquoi tu passe tout ton temps sur ça à tuer de tes semblables? Répliqua la fillette tout en posant sa main sur le tronc afin de prendre appuie pour se pencher d’avantage.

-C’est pas mes semblables!!! Ça c’est Dracula! C’est un vampire! Neil était exaspéré de devoir toujours lui expliquer pourquoi il n’était pas comme elle, et pourquoi il devait boire du sang.

-Un vampire ça boit du sang, tu bois du sang, donc tu es un vampire! Ne dit pas le contraire! Oh t’as prit un coup de soleil?

La jeune fille posa un doigt sur l’épaule rougie de son demi-frère, appuyant dessus afin de voir si c’était sensible. Le garçon se redressa d’un bon en criant, autant de douleur que de frustration. Sa console portable tomba au sol et il repoussa sa sœur de toutes ses forces. Celle-ci tomba sur le dos un mètre plus loin, la main qui un instant plus tôt était posé sur l’arbre, se retrouva écorché par la friction causé sur l’écorce, le sang coulant à grosse goute. Neil fixa son regard sur le liquide, tout le reste autour de lui était oublié. A quand remontait sa dernière dose de sang? Sa mère l’avait oublié aujourd’hui… Et hier aussi. Donc deux jours, avec le temps qu’il venait de passer à l’extérieur, la tentation était difficile. Mais c’était sa sœur… Le dhampire se pencha sur l’humaine, il lui prit la main ensanglanté dans les siennes tout en fixant le liquide carmin. Il devait trouver quelque chose pour empêcher le sang de couler d’avantage, et l’empêcher lui-même de vouloir y goûter. L’enfant se pencha vers la blessure.

-NEIIIL! NON!!

Leur mère sortit de la maison en courant, horrifié devant ce qu’elle croyait voir. Elle frappa de toutes ses forces le gamin qui se retrouva au sol, alors qu’un instant plus tôt il s’apprêtait à récupérer le foulard de soie de la gamine, qu’il se serait servit pour éponger le sang. Selon les préjugés de sa mère, sa vision avait été tout autre. Celle d’un vampire s’apprêtant à mordre sa proie… Une marque rouge sur le visage, sa lèvre inférieur fendu, l’enfant était étendu au sol et restait sans bouger. Les insultes explosaient de la bouche de cette dame de la haute société, que de la haine pour cet enfant qui n’était pas le sien. Neil ne l’écoutait que partiellement, l’esprit bien loin de la réalité. La mère entra avec sa fille pour soigner sa main, laissant le garçon à l’extérieur. Son père arriva au même instant de son voyage, et au lieu de venir crier contre Neil, selon la version des faits de sa femme, ses rugissements furent tournés vers elle. Comment pouvait-elle en vouloir à Neil? C’était une part de sa nature de boire du sang. Il avait agis sous l’impulsion, il était encore trop jeune pour savoir se contrôler. Et puis… C’était de la faute à elle s’il avait succombé. Elle ne lui avait pas donné son sang! Il voulait que son garçon devienne fort, et pour ça, il avait besoin de boire du sang pur, et non ce mélange ignoble que fournissait l’état. Monsieur Edwards alla retrouver son fils par la suite pour le féliciter.

-N’écoute pas ta mère petit! Tu as bien agis, c’est normal pour toi de vouloir boire le sang des autres. C’est dans ta nature et ne laisse jamais personne te dire le contraire. Tu dois seulement apprendre à le faire discrètement. Ne pas laisser de trace.

Pour un enfant de cinq ans, les belles paroles de son père le réconforta, mais le laissa avec énormément de question. En quoi était-il bien de boire le sang des êtres vivant? Neil aimait beaucoup son père et l’écouta, mais cette notion, jamais qu’il ne l’accepterait. Il trouvait cela trop horrible. Et jamais il ne toucherait au sang naturel.


ͼ Washington, Maison familial Edwards, 2006 ͽ L’éducation d’un fils
Neil, 14 ans

À l’école, Neil cachait sa différence parce que son père lui avait dit de le faire. Il ne comprenait pas pourquoi, lui qui ventait toujours le fait qu’il n’était pas comme les autres, qu’il était plus fort, plus évolué. Mais l’enfant avait apprit à écouter son père sans trop poser de question. Ainsi tout se passait toujours bien. S’il questionnait trop, il avait droit à des réprimandes. Ses jeux lui étaient confisqués. Il devait faire ce que son père lui disait, et toujours il serait son fils adoré. Mais parfois il surprenait des conversations de camarades, des paroles haineuses envers les vampires et ce qu’il était. Il plaignait ses pauvres personnes qui avaient une étroitesse d’esprit. S’il était différent, c’était parce qu’il était spécial, il était née ainsi, et ce n’était certainement pas pour rien. Un don de la nature. Il aimait les avantages que lui apportait son état. Principalement parce qu’il n’était pas un garçon très grand, et sa force qui était décuplé était une véritable bénédiction. Cela lui permettait d’avoir le respect de ses camarades, alors qu’il aurait probablement été le souffre douleur puisqu’il était le plus petit de sa classe.

Comme à son habitude en rentrant de l’école, Neil s’était installé devant la télévision, et avait installé son jeu de X-Box 360. Bientôt son père lui ramènerait surement les consoles Wii et PlayStation 3 qui venait de sortir cette année là. Il était excité par l’évolution des consoles, le progrès n’arrêtait pas et bientôt la technologie 3D viendrait probablement s’embarquer dans tout ça. Et les mondes virtuel deviendraient réalité.


-Toujours sur tes jeux mon gars!

-Je t’attendais pour l’entrainement, papa.

-Bien! Suis-moi, on va commencer dès maintenant.

L’adolescent suivi son père à l’extérieur. La cours avait changé depuis son enfance, monsieur Edwards avait fait installer des cibles tout au font, et une hais masquait tout le tour de l’immense propriété. Ses sœurs n’avaient pas le droit de jouer avec les cibles, seul lui en était l’élu. Neil récupéra son arc et se prépara à tirer une flèche.

-Pas aujourd’hui Neil, j’ai quelque chose de mieux! Tu dois savoir te servir de ça pour le futur. En suivant mes traces dans la politique, tu risque de rencontrer des gens qui vont te vouloir du mal. Les arcs ne sont pas très discrets.

L’homme plaça un petit révolver dans la main de son garçon, et il passa des heures à s’entrainer, découvrant une toute nouvelle passion. C’était comme lorsqu’il allait aux arcades et qu’il jouait a un shooter!! A la différence que cette fois c’était réel. Encore plus amusant. Et s’il s’inscrivait à l’armée? Il pourrait jouer avec plus d’arme… Mais son père n’approuverait pas. Il voulait qu’il devienne politicien, qu’il tente de se faire élire président. Son père comptait tellement sur lui, qu’il ne pouvait pas l’abandonner. S’était le rêve de l’homme.

Quelques mois plus tard, il demanda à sa sœur la plus jeune de l’aider. Il voulait essayer autre chose. Des cibles mouvantes. Car dans la vraie vie, si l’on se faisait agresser, le méchant ne resterait pas figé sur place à attendre qu’on lui tire dessus. Sa sœur lança une assiette, et Neil la suivit en joute, et tira au mauvais moment. Il avait trop attendu avant d’appuyer sur la gâchette. Et la cible s’était trouvée trop basse. La balle ricocha sur la porcelaine qui éclata en morceau, et s’enfonça dans l’épaule de sa sœur, des éclats de porcelaine l’atteignirent dans un œil qui se mit alors à se vider d’un liquide transparent.


-Milly? Tu peux lancer une nouvelle assiette, je raterais pas cette fois.

Le dhampire ne réalisait pas ce qui se passait. Il la voyait les mains sur son visage et le bras en sang. Il pensait qu’elle n’avait qu’une poussière et que son bras n’était qu’égratigné. La pauvre Milly, qui entrait tout juste dans l’air adulte, serait défigurée à vie, avec un œil aveugle. Celle-ci se mit à crier, et comme à l’accoutumé, leur mère sortit en courant, horrifié par le spectacle.

-NEIL!! Créature du diable!! Tu aurais pu la tuer! Qu’es-ce qui t’as prit bon dieu? Es-tu seulement conscient de ce que tu fais? Tu es une abomination! Je suis heureuse de ne pas être ta mère! Si le meurtre n’était pas illégal, je te tuerais!! Quitte cette maison! Tu m’entends? Va-t’en!!!

Le jeune homme était figé sur place, l’esprit bien loin, réfugié dans son monde virtuel. Tout lui sembla si peut réaliste soudainement. Heureuse de ne pas être sa mère… Ses sœurs disaient donc vrai? Il était adopté? Il aurait du y penser avant… Deux humains ensemble ne pouvait pas donner de dhampire, c’était logique. Cette femme l’avait toujours détesté, mais pas l’homme, pourquoi? Que ce passait-il dans cette maison? Il retourna à l’intérieur, pendant que sa sœur était emporté d’urgence à l’hôpital afin qu’ils reconstruisent sont œil et retire la balle de son épaule. Il s’installa sur la Wii, et débuta une partie à Tom Clancy's Splinter Cell: Double Agent.

A l’arrivé de son père, Neil cru cette fois qu’il se ferait punir. Mais jamais il ne vint lui parler de l’incident. Il entendit ses parents se chicaner, sa mère lui disant de rapporter l’abomination de la nature à sa vrai mère, lui qui lui disait que c’était impossible et que c’était son fils, qu’il avait plus de valeur qu’elle. Plus de valeur qu’elle? Oui… avec Neil, John Edwards allait pouvoir atteindre ses désires en continuant de manipuler le garçon. Et sa femme? Elle ne servait qu’à lui donner bonne image. Sa belle-mère fit ses valisent, et disparu avec ses filles. Le garçon se retrouva seul avec son père, qui poursuivit d’assurer son entrainement pour qu’il sache se défendre.


ͼ Midnights, Mairie, 2008 ͽ La révélation
Neil, 16 ans

Le jeune homme avait su deux ans plus tôt que sa vraie mère était morte. En le mettant au monde que lui avait dit son père. Il le croyait, pourquoi sinon lui mentir? Il avait alors mieux comprit la tension qu’il avait toujours ressentit en présence de sa belle-mère et de ses sœurs. On lui avait mentit en lui disant que sa belle-mère et ses belles-sœurs étaient sa vrai famille. Tout ça n’avait été que mascarade… Mais tout ça n’était qu’évènements du passé déjà. La trahison avait été rangée dans un tiroir mal verrouillé, dans un recoin sombre de son esprit.

Neil était assit dans un corridor de la mairie de Midnights. Que faisait-il dans cette ville? Un voyage d’affaire de son père, et comme il était en pleine vacance d’été, il le suivait partout. Son paternel lui disait qu’ainsi il apprendrait plus rapidement les rudiments du métier. L’adolescent l’écoutait sans rouspéter. Il aimait son père après tout. Même si cette vocation qui lui était imposé ne lui plaisait pas tout à fait. Il préférait passer ses journées plongé dans ses jeux vidéos ou sur un terrain de paint-ball, que de parler politique. Il était d’ailleurs installé avec sa PSP, jouant à Silent Hill Origins.

Un instant plus tôt, il avait eu une visite plutôt étrange. Un homme au teint encore plus cadavérique que lui s’était assit en riant à ses côtés, et l’avait félicité pour sa débrouillardise dans le jeu, tout en lui indiquant qu’il connaissait un endroit dans cette ville où il y avait des créatures semblable à celles qu’il tuait dans le jeu. Où ça lui avait-il demandé? Et l’inconnu était repartit en lui pointant le plancher. Étrange rencontre qui le laissa pensif. Pourquoi lui avoir dit ça? Pourquoi être venu vers lui tout simplement? Et qui était-il? Énormément de questions qui demeureraient sans réponse. Le destin parfois pouvait vous réserver des surprises afin de vous guider discrètement vers ce qu’il préparait pour vous. Une rencontre n’arrivait donc jamais pour rien.

Au bout d’une heure à attendre son père, il arrêta le jeu, et sa curiosité se montra plus forte que tout. Si des monstres étaient dans les sous-sols, ce serait tout aussi amusant que dans le jeu de les éliminer! Et ça lui prouverait que les jeux ne sont pas si irréalistes que ça. Il se releva, sa console portable en main, et il partie en quête de l’accès au sous-sol tout en continuant de jouer en marchant. Il n’avait pas d’arme sur lui, mais saurait bien trouver quelque chose d’utile. Il ne lui fallait que trouver les escaliers.


-Il fait tout ce que je lui dis ce gamin! Il est si naïf. C’est un plan parfait!

Ses pas l’arrêtèrent devant une porte entre-ouverte, où la voix de son père lui parvenait. Le garçon mis son jeu sur pause, intrigué de savoir de qui il pouvait parler. Certainement pas de lui, son fils chéri.

-John, un jour il va comprendre, il est encore un enfant, mais plus tard tu ne pourras pas l’obliger à faire ce que tu veux.

-Non non! Tu ne comprends pas! J’ai tué sa mère pour l’avoir, je l’ai élevé en m’assurant de son obéissance, je lui ai toujours donné tout ce qu’il voulait. Il m’écoute au doigt et à l’œil! Quand il va être assez grand, je vais pouvoir le mettre sur le podium sans avoir peur qu’il se fasse tuer en partant, il est plus résistant qu’un humain! Et je vais pouvoir profiter de lui, je vais tout récolter dans son dos! Il est ma marionnette!

-Tu as complètement perdu la tête… Ouvre les yeux, c’est totalement insensé comme plan!


Le plan de John Edwards était en réalité bien mal monté, et surtout il ne prenait pas en compte qu’au final, Neil était un être vivant, il avait des sentiments, et non une simple marionnette avec laquelle il pourrait tout faire. L’adolescent était figé sur place, ne voyant par l’embrassure que le dos de son père. Il ne savait pas à qui il parlait, la voix semblait être celle d’un homme d’une trentaine d’année, peut-être plus? Mais cela lui était égale, seule ses paroles raisonnait dans sa tête. Il le manipulait!! Depuis sa naissance il ne l’aimait pas, il aimait ce qu’il ferrait de lui plus tard! Et sa mère biologique… Il eu cette vision dune femme aux cheveux noir penché sur une valise. Et se rappela l’agonie de sa mort. Sa mère, il en était certain.

-Baliverne! Tu ne vois pas le génie de mon plan! Neil va devenir un bon politicien, et tous ce que je lui dirais de faire, l’argent qu’il en gagnera me reviendra! Il est assez fort pour éliminer lui-même la concurrence, je lui désignerais qui tuer, et il va le faire. Parce que je le lui demanderais! Je lui ai apprit le maniement des armes, cet enfant à du potentiel. Il chassera tous les vampires…

-Tu vas le faire enfermer avec tout ça, les autorités ne sont pas si aveugles que ça, qu’importe les pots de vins que tu leur donneras. Ils vont découvrir tes manigances, et ce ne sera pas que ton fils qui sera enfermé, mais toi aussi. Et ça… Si ce n’est pas l’un des puissants clans vampire qui ne t’élimine pas en réalisant ce que tu veux faire. John… J’ai toujours eu énormément de respect pour toi, mais cette fois tu vas trop loin. Je ne t’apporterais pas mon soutient…


La mini console de Neil tomba sur le dallage de marbre, interrompant la conversation des deux hommes, et les pas de celui-ci résonnèrent dans le couloir vide alors qu’il courait vers la première sortie à sa porté. La porte se referma dans un fracas d’éco derrière lui, réalisant qu’il se retrouvait dans une cage d’escalier. De l’autre côté du battant, il entendit son père crier son nom, ayant probablement reconnu la PSP de son fils, et les pas de celui-ci se rapprochaient trop rapidement. Il ne prit pas le temps de digérer les informations, encore moins lui laisser la chance de le rattraper, il descendit les marches quatre à quatre, toujours plus loin, toujours plus profond. La lumière se fit plus rare et une odeur d’humidité, de renfermé remplaça celle de la propreté. Il avait trouvé l’accès au sous-sol. L’adolescent n’avait pas envie d’affronter son père, il avait entendu la vérité, il était hors de question qu’il se fasse bercer d’illusion, qu’il continue de vivre dans le mensonge. Rien n’avait été réel… son père ne l’aimait pas. Sa famille n’avait pas été sa vraie famille. Sa mère avait été tuée par son père…

Le dhampire franchit une nouvelle porte qui le mena à un couloir. Un tunnel souterrain? C’était fort possible dans cette ville. Les yeux pleins d’eau, il continua de courir sans jamais se retourner. Rien n’était vrai! Rien n’était réel! Rien n’avait jamais été réel!


ͼ Midnights, Catacombes ͽ Nouvelle réalité

Des étrangers croisèrent sa route, certains essayèrent de l’aborder, de le questionner, mais l’adolescent continuait de courir sans jamais regarder derrière lui. Il ne se souciait pas de ce qui l’entourait. Les tunnels l’avaient mené vers divers lieux habité, c’était une ville sous la ville. Il arriva dans un recoin désert, seule une jeep démontrait une présence de vie, non loin d’une grille s’ouvrant sur un lieu sombre. Sans même réfléchir, il s’introduisit dans le conduit.

-Saleté de pneu qui dégonfle! N’oublie pas de verrouiller la grille hein…

-Mais non…


Un homme blond portant une arme en bandoulière se redressa de derrière l’automobile pour se rendre à l’endroit que Neil avait franchit à peine quelques secondes plus tôt. Le battant vibrait encore de son passage. L’inconnu fronça les sourcils, il n’y avait pourtant aucun courant d’aire en ce lieu. Es-ce qu’une créature était sortit? Portant son arme à son épaule, il scruta les alentours avec beaucoup d’attention, tendis que son compagnon, un rouquin, se redressait à son tour de derrière le Jeep.

-Voilà! Tout gonflé! Quel merde quand même, on va devoir encore remplir un rapport de perte pour les deux autres. Les nouvelles recrues ne sont pas résistantes. Hey? Qu’es-ce tu fais?

Le partenaire leva aussi son arme par précaution en regardant les alentours. Dans ce genre de métier, on ne plaisantait pas avec le danger. Les vampires qui perdaient tout de leur humanité n’étaient pas des plus civilisés, et c’était leur métier d’éliminer ces êtres, ces mort-vivant. Le blond alluma sa torche pour viser les profondeur obscure du conduit en faisant signe à son compagnon d’attendre.

-Il y a quelqu’un?

Aucune réponse. Rien. Il haussa les épaules, rengaina l’arme et referma la grille afin de la verrouiller.

-J’ai du rêvé, j’ai besoin d’un bon bain et de mon lit!

-Avec une bonne bière ouais!

Les employés du B.I.S. grimpèrent dans leur voiture pour prendre la route qui les mènerait en surface, toute fois un homme, hors d’haleine, se planta devant eux en leur faisant de grand signe. Les collègues se regardèrent en haussant les sourcils, et coupa le moteur.

-Avez-vous… vu un garçon… de seize ans? D’a peu prêt cette taille?...Cheveux noir, yeux bleu… La dernière personne que… j’ai croisé m’a dit qu’il… courait vers cette direction…

L’homme, avec la respiration saccadée, montra d’un geste de main la hauteur du garçon. Le blond tourna son regard vers la grille avec une certaine inquiétude. Se pourrait-il que l’enfant soit la cause du mouvement qu’il avait perçu? Si c’était le cas, il fallait agir et vite!

-Non nous ne l’avons pas vu… Monsieur?

-Edwards! John Edwards! C’est mon fils… Il s’appelle Neil… Si vous le trouvez… Contactez moi…

Monsieur Edwards tendit sa carte d’affaire au conducteur. Il ne voulait surtout pas que ce soit quelqu’un d’autre qui mette la main sur lui. Il voulait s’expliquer, savoir exactement ce qu’il avait entendu, et poursuivre sa manipulation. Il ne savait pas ce que le gamin pourrait dire, et comment les autres l’interpréterait? Son plan était en danger. Il s’éloigna pour poursuivre ses recherches. Une fois disparu, l’agent du B.I.S. sortit du véhicule en jurant. Il n’avait pas fait par de ses inquiétudes à l’homme, pour la simple raison du secret professionnel. Il ne pouvait pas parler du danger des catacombes.

-Faut qu’on y retourne! La grille bougeait quand je suis allé la fermé, ce doit être ce gamin qui est entré!

-Tsss… Ce sera sans moi! On a fait ce pourquoi on était venu, je ne fais pas de supplémentaire. Le gamin n’avait qu’a pas entrer si c’était ça.


Le roux quitta à son tour les lieux, laissant son compagnon sur place, qui ne changea pas d’avis. Il appela du renfort et attendit d’avoir de l’aide avant de s’aventurer dans les catacombes. Il n’était pas assez fou pour y aller seul.

Il y avait un bon moment déjà que Neil avait cessé de courir, c’était impossible dans cette pénombre. Il avait entendu des voix derrière lui, et s’était dépêcher de s’éloigner le plus possible. Une fois suffisamment loin, il avait sortit de sa poche sa Nintendo DS, fervent de jeux vidéo, il ne se contentait pas de trimbaler qu’une seule console portable avec lui. Une fois l’engin ouvert, il l’utilisa comme source de lumière. Il finit par s’arrêter, épuisé par tout ça. Son père? Étais-ce seulement réellement son père? Sa vie? Qu’étais-ce donc? Un tissu de mensonge. En regardant autour de lui, il avait l’impression d’être dans l’un de ses jeux morbide, et cela lui sembla bien plus réel. D’un instant à l’autre, il serait probablement attaqué par une créature d’outre tombe. Il était préférable de se trouver une arme. D’être prêt à toute éventualité. S’il s’était retrouvé là, c’était parce qu’il avait une mission à accomplir. Il devait nettoyer les lieux!

Tiens parlant de nettoyer, le ménage n’avait pas été fait. Un corps à moitié dévoré gisait sur le sol. Un révolver à la main. Le pauvre… L’attaque avait du être rapide pour qu’il se retrouve dans cet état. Il semblait même avoir été victime en plus d’une balle dans la tête. Des amis le sauvant d’une damnation? Qu’importe, trouver c’est gardé! Il prit l’arme dans sa main, touchant au passage le sang encore chaud, et au même instant il entendit des bruits provenant de différentes directions. Des pas arrivant d’où il était passé, et un froissement provenant d’une certaine distance sur sa gauche, le son amplifié par la forme de la cavité où il se trouvait. Il se tourna vers le son inconnu, la lumière de son jeu éclaira les contours d’un être déformé qui sortait tout juste d’une crevasse qui lui avait été invisible jusque là. Son réflexe fut immédiat. Il connaissait ce genre de situation. C’était toujours ainsi dans ses jeux, les créatures aimaient prendre par surprise, il fallait donc être toujours prêt! Il s’était tourné à temps, prévenu par le son, la chose était encore à bonne distance malgré sa vitesse. La balle transperça le crâne de la créature assoiffé, continuant d’y vider son chargeur, mais le son de l’impact fut d’une musicalité surprenante. Et le résultat le laissa perplexe. Il comprit ce qui s’était passé en constatant qu’une nouvelle source de lumière avait fait irruption. Et qu’en vérité il n’y avait pas eu que sa propre décharge. Neil gronda en se protégeant les yeux. La chose gisant à ses pieds, qui ne ressemblait plus à rien, définitivement morte.


-Bordel!!... Je l’ai trouvé!... Tu dois être Neil?...Donne moi cette arme petit… C’est dangereux de jouer avec ça…

-Quoi?? Non! J’en ai besoin, d’autres vont venir, c’est toujours comme ça. Ils en envoient un pour tâter le terrain, et après ils arrivent par centaine pour essayer de vous embusquer. Et je n’ai pas reçu l’ordre de rentrer à la base.


C’était l’agent du B.I.S. qui avait décidé de partir à sa recherche qui était arrivé au bon moment pour voir les talents de tireur de l’adolescent et le sauver de l’attaque en tirant en même temps que lui. Il était surpris de la situation. Le garçon ne démontrait aucune peur, et semblait connaître les créatures. Et d’être un employer, du BIS?? Non impossible il était trop jeune. Pourquoi savait-il les procédures alors? Quelqu’un de sensé aurait fuit, il n’aurait pas eu d’aussi bon réflexe. C’était évident que le gamin avait un entrainement de tire. Neil fit la mou en regardant son arme, il n'avait pas de chargeur de rechange... C'était malin ça, il avait déjà tout vidé.

-Et bien moi je te donne l’ordre de nous suivre…

Neil examina l’inconnu et jugea qu’il devait être un officier important. Il obtempéra et suivit l’homme. Ils retrouvèrent d’autres agents un peu plus loin et le garçon posa quelques questions sur leur métier, sans pour autant n’avoir de réponse de leur part. Les hommes le trouvèrent étrange. Ils n’avaient pas tord… quelque chose en Neil avait changé. Il n’était plus là d’esprit. Ou plutôt si, mais lui ne percevait plus la réalité de la même façon.


ͼ Midnights, Mairie ͽ Traitrise

Le jeune homme fut ramené à son père et ils se retrouvèrent tout les deux seul dans une salle de réunion de la mairie. Deux policiers attendaient à l’extérieur.

-Neil, qu’es-ce qui t’as prit de t’enfuir comme ça?

Le père tenait son fils par les épaules, le regardant consterné. Non pas parce qu’il avait eu peur de le perdre, mais parce qu’il avait vu l’espace d’un instant, son plan s’effondrer. Le garçon de son côté avait un regard absent.

-J’ai tout entendu. Je sais ce que tu voulais faire de moi.

-Quoi? Tu as du mal comprendre ce que j’expliquais…

-Non!! Tu veux m’utiliser pour t’enrichir, je suis que ta marionnette. J’ai tout compris. Et c’est fini!

-Neil ce n’est pas ça du tout, je veux que le meilleur pour toi, tu es mon fils. En t’élevant dans la société, je t’assure une meilleure position. Tu es un dhampire, et ta race n’est pas encore bien acceptée.

-Ma race?? Parlons-en de ma race! Deux humains ne peuvent engendrer ce que je suis! J’ai toujours fermé les yeux sur ça, mais maintenant je comprends, je me suis souvenu! Ma mère… Ma mère que tu as sauvagement assassinée pour me voler à elle! Elle était vampire.

-Comment??


L’ainé était déstabilisé, comment son fils pouvait-il se souvenir d’un évènement qui remontait à si longtemps? Il avait toujours fait en sorte qu’il croit que son épouse était sa vrai mère.

-Oui tu m’as arraché à elle! Et tes gorilles l’ont brûlé!!

-C’était pour ton bien, si tu étais resté avec elle, tu aurais été persécuté par les autres, tu…

-TU MENTS! ARRÊTE DE ME MENTIR! RIEN N’EST VRAI!!


Neil se prit la tête entre les mains, ne voulant rien croire des paroles de son père. Cet homme lui avait mentit toute sa vie, pourquoi maintenant dirait-il la vérité?

-Neil tu me déçois… J’avais beaucoup d’espoir en toi. Reviens à la raison, on pourrait faire de grande choses ensemble! Si tu m’écoute, on pourrait aller loin, tu deviendrais un grand homme. Avec ta force, qu’es-ce que c’est que de tuer une ou deux personnes nuisible? Penses-y fiston…

-NON! LA FERME! JE NE VEUX PLUS T’ENTENDRE.


Les policiers attendant à l’extérieur entrèrent dans la salle en entendant les cris.

-Cet homme n’est pas mon père, c’est un traitre! Il n’est pas question que je retourne avec lui! Il a tué ma mère...

Neil reçu une gifle en réponse de son père. Le garçon n’avait plus peur de confronter l’homme. C’était fini de l’écouter. Il avait décrit tout ce qui s’était passé sans n’omettre aucun détail. Son père niait tout évidement. Le dhampire devait trouver une solution pour être libérer de ce tyran. C’était le moment pour une stratégie. Il avait des choix qui s’offraient à lui. Comme lors de ses jeux, il imaginait les phrases se former dans le bas de sa vision, avec un curseur lui permettant de faire son choix. Lequel choisir? Il continua de raconter son histoire, de révéler l’horrible plan dont il avait été victime.

-Ne l’écoutez pas… Mon fils à un problème psychologique, j’aurais du le faire placer avant…

A défaut de pouvoir prouver son innocence, et surtout, de pouvoir retrouver le contrôle sur son fils, le père décida de s’en débarrasser, tout simplement. Il serait trop dangereux de garder le garçon qui savait tout. Neil n’eut qu’un sourire en entendant son père. Il s’était attendu à un tel dénouement. C’était maintenant à lui de faire la fin, d’éliminer le monstre. Afin de passer à un autre niveau. Les policiers eux, ne s’étaient pas attendu à la réaction du garçon. Il avait tout analysé, il savait quoi faire. Il s’élança vers son père, empoigna l’arme de l’un des agents, et retirant la sécurité, il tira à l’instant même que l’homme à qui appartenait le révolver lui sautait dessus afin de l’arrêter. La balle frappa monsieur Edwards en plein cœur.

-Pa pa daaaa! Pa da pa pa paaaa! Je viens de tous vous sauver!

L’adolescent avait entonné un air de victoire en se laissant menotter, souriant. Le boss était mort, il pouvait maintenant évoluer dans un nouveau tableau! Lequel? C’est ce qu’il allait savoir très bientôt. Il se laissa guidé par les policiers, on l’interrogea, mais avec les témoins de la scène, le verdict fut rapidement fait. Il était trop jeune pour la prison, on l’envoya dans un hôpital. Ce qui au final, était probablement la décision la plus sage à faire. Le psychologue en charge du dhampire découvrit après plusieurs tests, ce qui s’était passé dans l’esprit de son patient. C’était un cas rare, l’esprit parfois pouvait agir de façon imprévue face aux traumatismes, et pour Neil, sa réaction fut de le déconnecter de la réalité. Il ne voyait plus le sérieux de ses conséquences. Mais ce n’était là que le début de son diagnostique.

ͼ Washington, Hôpital, 2010 ͽ Décadence de l’esprit.
Neil, 18 ans

Ses journées se répétaient depuis deux ans dans l’établissement de santé. Il était maintenu dans la section psychiatrique, seul ceux autorisés pouvaient en sortir, et malgré ses tentatives, Neil n’avait pas réussit à aller bien loin lorsqu’il volait les passes des employer. Il devait donc avoir une mission inachevée encore à faire dans ce tableau. Ses tentatives de fuitent avaient donc cessé depuis quelques mois, mais les jours étaient les même.

Le dhampire sorti de sous les couvertures au son de sa porte qui se déverrouillait. Il était temps d’aller déjeuner. Vêtu d’un pantalon et d’une chemise de coton blanche, il sortit dans le corridor et s’arrêta à la porte de la chambre voisine qui s’ouvrait.


-Monsieur Biron! Quels potins avez-vous pour moi aujourd’hui?

Un homme d’une dizaine d’année de plus que lui se présenta. Il regarda Neil sans sembler le reconnaître, sans sembler comprendre ce qu’il disait. L’homme avait un petit problème mental, comme tous ceux dans cette partie de l’hôpital. Même s’il ne le reconnaissait pas, il était heureux qu’on lui parle.

-Potins? Caroline m’a fait de l’œil hi hi! Et Brigitte à cassé son dentier la pauvre.

Monsieur Biron passa son chemin. Aucune information bien utile malheureusement. Mais c’était toujours ainsi au début d’une mission, il fallait faire des recherches auprès de tout le monde, et c’était ainsi que l’on récupérait certains indices essentiel. Neil continua son interrogatoire auprès des autres en se rendant vers la salle à manger. Il alluma la télévision pour un patient qui cherchait à chaque matin comment faire, récoltant ainsi quelques points de mérite.

Des tableaux, des points? Ce n’était pas qu’une façon coloré de narré, mais bien là l’esprit du garçon. Tel un jeu vidéo. C’était ainsi qu’il voyait la réalité En fait, il n’y avait plus de réalité. Il se croyait dans l’un de ses univers virtuel futuriste d’une qualité remarquable. Il se croyait dans un jeu… Son psychologue avait essayé de le soigner à ce sujet, mais rien à faire. Son esprit avait rompu tout contact avec la logique. C’était se petit tiroir tout plein remplis d’incidents qui avait finit par craquer et s’ouvrir pour foutre un sacrer bordel dans sa tête. Et le ménage allait être bien difficile à faire.


-Estelle! Que dit un aveugle lorsqu'on lui donne du papier de verre ?

-Que c’est rugueux?

-Il dit que c'est écrit serré!

-Neil!! Tu ne cesseras donc pas de me faire rire!

Le garçon éclata de rire face à la garde malade et alla s’asseoir à sa table habituelle. Ce n’était pas parce qu’il n’était pas tout à fait saint d’esprit, qu’il devait pour autant être renfermé sur lui-même. Bien au contraire. Il aimait plaisanter. C’était un jeu après tout! Tout était permis!

Après avoir mangé, il entreprit ses petites quêtes habituelles. Trouvant les objets que certains avaient perdus, rendant de petits services par-ci par-là afin de récupérer les récompenses. Il eu toute fois une surprise à la fin de sa journée. Une fois dans sa chambre après le repas du soir, jouant tranquillement à son jeu, car on lui avait laissé ses consoles, un garde entra afin de lui donner sa collation. Chose tout à fait courante, mais celui-ci referma la porte derrière lui. Neil fronça les sourcils. Ce n’était pas normal.


-Neil j’ai quelque chose à te proposer.

La curiosité piqué à vif, il délaissa son jeu et croisa ses jambes en s’installant sur son lit. Le gardien s’assit à ses côtés. Peut-être avait-il une solution pour le faire sortir? C’était peut-être là la pièce manquante de son puzzle?

-Si tu te laisse faire, je vais plaider en ta faveur pour ta libération.

-Vraiment??

C’était avec enthousiaste que Neil lui avait répondu. Un immense sourire illuminait son visage. Il ne savait pas vraiment ce qu’il voulait dire par se laisser faire. Mais il accepta. L’homme posa ses mains sur lui en le repoussant. Ne comprenant pas, il le laissa faire pour se retrouver couché. Fronçant les sourcils en le voyant lui retirer son pantalon. C’était un examen médical qu’il voulait faire?

-Je suis sur que tu es vierge…

-Non je suis taureau!


Le garde ria à sa réponse. Neil pouvait être si drôle quand il le voulait. Ce qu’il n’avait pas comprit, c’était que le patient n’avait pas comprit l’allusion à sa sexualité, mais avait été bien sérieux.

-C’est un examen médical? Pourquoi le faire ici?

-En quelque sorte… et c’est bien plus confortable ici, non?


Le jeune homme haussa les épaules, il ne pouvait pas dire le contraire. Il hoqueta en sentant quelque chose en lui. Étais-ce déjà son examen annuel de la prostate?? Il aurait préféré le savoir d’avance… Il laissa quand même l’homme faire. Se retrouvant en une situation gênante alors que l’excitation montait en lui. L’idée aussi de bouger ainsi ses doigts… Ce n’était pas si compliqué que ça habituellement pour l’infirmière de la trouver sa prostate! Il pu voire qu’il n’était pas le seul dans cet état, alors que son compagnon détachait son propre pantalon pour se libérer.

-Qu’es-ce que….?

-Shuuut… Laisse moi faire Neil, tu vas voir comme c’est plaisant.


Ses sourcils se froncèrent, bien moins rassuré tout à coup. Mais ce fut lorsqu’il sentit la chose contre lui que ses yeux devinrent deux grand globe horrifié. Ça ce n’était pas un examen de la prostate!! Son réflexe fut imminent. Sa main droite empoigna la partie rigide avant qu’elle ne s’enfonce, il serra avec force à en faire crier le violeur. Criant à son tour d’hystérie.

-NON MAIS ÇA VA PAS?? C’PAS UN DOIGT ÇA!! VA L’FOUTRE DANS L’CUL D’QUELQU’UN D’AUTRE!!

Le garde sortit comme un chien la queue entre les jambes. Fuyant la chambre le plus rapidement possible avant que ses collègues ne soit avertie par les cris et ne le surprenne. Neil devait-il le dénoncer? Non. Il pourrait utiliser cela à son profit, faire un peu de chantage. Il n’en aurait toute fois jamais l’occasion. Peu de temps après, alors qu’il était à peine remis de sa crise de nerfs, on lui annonça qu’il avait de la visite. Il reprit son calme et se rendit dans la salle des rencontres. Un inconnu l’attendait.

-Neil! Ma parole, tu n’as pas changé d’un poil! Tu ne te rappelle peut-être pas de moi, mais tu sais cette fois dans les sous-terrains… La mission top secrète ou on t’a retrouvé, j’étais du groupe.

Neil l’observa avec une vénération, c’était tout juste s’il n’y avait pas une alvéole avec un alléluia d’entonné. Enfin il avait débloqué le tableau et pouvait passer au suivant!! Tout le monde le prenait pour un fou ici lorsqu’il parlait de cette mission dans les catacombes qu’il avait participé. Personne ne le croyait. Et voilà qu’il avait la preuve face à lui de cet évènement. Mais qui était l’homme? Avec l’obscurité des tunnels, il ne se rappelait pas l’avoir remarqué.

-Ça t’intéresse de repartir là-bas? Et d’avoir les réponses à toutes tes questions d’autrefois?

-OUI!!!


Sa chaise tomba lourdement sur le sol lorsqu’il se leva en criant sa réponse. C’était là tout ce qu’il attendait depuis deux ans. Il ne connaissait rien de la réalité de cet organisme, il ne savait pas vraiment ce que c’était que cette mission, mais tout ce qui l’intéressait, était d’aller se dégourdir un peu et d’aller tuer des monstres. Il en avait assez des jeux d’esprit, maintenant il passait à l’action! Mais pourquoi venir le chercher dans l’hôpital? Qu’une raison… Mission suicide. Il fallait bien envoyer des gens dans la première ligne de tire afin d’attirer l’ennemi, sachant très bien qu’il serrait tué dès le premier jour. Et quoi de mieux qu’un malade mental? Et qui plus est, n’avait aucune conscience du danger et connaissait déjà les créatures pour en avoir rencontré une. Jamais l’agence n’avait perdu le contact avec lui à vrai dire. On ne survivait pas à un mutant aussi facilement lorsque l’on n’avait pas l’entrainement adéquat. Ce garçon était prometteur ou pas, c'était encore à voir.


ͼ Midnights, 2012 ͽ Quand fiction se mêle à la réalité
Neil, 20 ans

Toutes les possessions de son père lui avaient été léguées suite à sa mort, mais la première chose que fit Neil en sortant de l’hôpital, fut de tout donner, même la riche demeure de Washington. Il ne garda que ses jeux et donna le bénéfice de la vente de la maison à des œuvres de charité. Il n’avait que faire de l’argent. Du moment qu’il avait ses jeux et son nouvel emploie, il était heureux. Il savait par expérience que l’argent n’était bon qu’a corrompre les hommes et préférait donc en vivre éloigner. Ne garder que le nécessaire. Il s’était trouvé un petit appartement minable à Midnights qui faisait amplement son bonheur. Il avait l’internet et ses consoles de jeux.

Suite à cela, il était partie dans le camp d’entrainement de l’agence. Deux ans d’entrainement rigoureux. Il avait du rattrapage à faire étant donné son temps à l’hôpital. Et beaucoup de choses à apprendre sur ce qu’il allait désormais faire. Neil se démontra être un élève très résistant et persévérant. Qu’importe la situation, il prouva qu’il pouvait garder la tête froide, toujours souriant, et ne jamais paniquer. Mais… Puisque personne ne peut être parfait. Il y avait certains points impossibles à corriger chez lui. Il était trop impulsif, trop insouciant. Il fonçait toujours tête baissé, trop enthousiasmé par le boulot. Jamais qu’il n’était de mauvaise humeur, ça au moins on pouvait le lui accorder, contrairement à la plupart des agents qui semblaient plutôt être du type froid et je n’ai pas d’émotion.

Comme il se voyait toujours dans un jeu, il n’avait donc aucune peur de la mort. Dans les jeux, lorsque l’on meurt, on prend une seconde vie, ou on est game over et on reprend le jeu tout simplement. C’était ainsi qu’il voyait la situation. Ses dirigeants voyaient bien le danger de l’avoir dans leur troupe. Une tête brûlé comme la sienne risquerait de tous les entrainer vers le danger, non seulement c’était dangereux pour lui, mais aussi pour les autres. Toute fois il en fallait. Il fallait de ses gens que l’on peut facilement sacrifier dans un groupe. Et Neil était destiné à être un sacrifice. Personne ne croyait qu’il survivrait à sa première mission… Il attendait son premier appel avec enthousiasme.



Sa famille : Une mère tué par son père, une belle-mère qui est partie et le détestait, deux belle-sœur disparu avec la mère, dont une défiguré par Neil. Et un père mort, tué par son fils. Ses oncles, tentes, cousins et cousines, ont depuis longtemps rompu tout contact avec lui, puisque cela créerait une ombre sur leur beau portrait de famille.




Votre pseudo : Milady
Age : 27 ans, j't'une vieille croute.
Depuis quand joues-tu sur les forums rps ? : Euuuu… je crois que ça remonte à 2002, bref quelque chose comme 10 ans.
Comment trouves-tu le forum (concept et graphisme) ? : Ça fait changement des vampires parfait, surpuissant et irréaliste.

S’il vous plait changer mon rang pour : Nouvelle recrue, le gamin
C’est tout ce que j’ai réussi à trouver...

J’espère que ça vous plaira et que mes idées ne s’éloignent pas trop de la réalité!
Et que la fin n’est pas trop bâclé… J’ai abrégé pas mal parce que j’étais impatiente de commencer x)


Dernière édition par Neil Edwards Collins le Lun 30 Jan - 6:37, édité 4 fois
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Mathew Klhay
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MessageSujet: Re: Neil Edwards Collins   Ven 13 Jan - 14:23

Bien, pour la fiche, il y a quelques points à revoir.

-Quand il apprend que son père le manipule Neil semble directement comprendre du coup et s'enfuit. Il est encore un jeune homme qui croyait dur comme fer en son père et là, même en apprenant tout ça, je trouve ça dommage qu'il ne doute pas, qu'il ne veuille pas croire cette situation.

Ensuite, un autre point qui me dérange un peu plus, c'est quand il arrive dans les catacombes à la suite de cet épisode. Tu dis qu'il abat un paria d'une balle dans la tête. Hors on ne peut pas abattre un paria avec une simple balle, même dans la tête, malheureusement, Ils sont plus coriaces et vraiment très rapides, beaucoup plus qu'un gamin de 18 ans qui n'a pas l'habitude du combat rapproché et qui est seulement un dhampire à 50% de sang vampirique. De plus, certes il a été entraîné au tir mais ce qu'il a fait n'a rien à voir avec les paria dans les catacombes. Autre chose, il n'a pas l'entraînement physique à l'époque, si un paria lui fonce dessus, il se fera plaqué au sol et au moins blessé, griffé etc.
Donc soit c'est l'agent du BIS qui arrive à temps et qui le zigouille, soit tu lui fait vider le chargeur. Parce qu'avec ton récit, les agents surentrainés passent pour des petits rigolos.

Ensuite pendant son entraînement et suite à ce passage, il y a autre chose qui me vient à l'esprit. Il pense qu'il est dans un jeu etc. Okay, ça me convient ça, seulement il se passe quoi s'il se fait blessé par un paria ? Ce n'est justement pas un jeu et là en effet, il serait blessé pour de vrai donc ça peut être intéressant de jouer là dessus dans la fiche aussi.

L'autre point est le fait qu'il soit insouciant, qu'il n'ait pas peur etc. Ca aussi, d'accord, mais ce qui m'ennuie, c'est que les supérieurs ne laisseraient pas un type comme ça entrer dans les catacombes. Ce qu'il fait en agissant comme ça est un manque d'esprit d'équipe et par ses actions insouciantes, il mettrait en danger ses coéquipiers et pourrait faire foirer les missions et ça, ce n'est pas franchement bien vu, c'est même un gros problème.

L'idée générale me plait, mais il faudrait revoir un peu à la baisse certaines choses. J'espère que c'était clair, si tu as des questions ou des précisions à demander, surtout n'hésites pas :3










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MessageSujet: Re: Neil Edwards Collins   Sam 14 Jan - 3:16

C'est changé pour les catacombes.

Pour l'histoire avec le père je ne vois pas pourquoi je changerais, ça changerais tout de la façon de raisonner de mon personnage, il ne se pose pas de question, il agis. Il a toujours cru tout ce que son père disait. Alors le surprendre à dire ça, comme avant, il le croit tout simplement. Et à l'écoute il a son souvenir de sa mère biologique qui lui revient, qu'il avait toujours oublié avant, que là il se remémore, il se rappelle donc de l'avoir vu se faire tuer par la faute à son père. Ce qui prouve ses dires. (Et si c'est l'âge qui pourrais te faire douter d'un souvenir remontant à aussi loin, j'ai ma propre histoire personnel qui prouve que c'est possible, je me souviens de mon grand-père, ce qu'il m'a dit et fait et même son odeur, avant qu'il ne meurt et j'avais seulement 5 mois à sa mort.) Et comme il croit à ce qu'il entend, c'est ce qui fait que c'est à ce moment précis qu'il perd la tête, qu'il perd tout contrôle et perception de la réalité. Il se sauve dans ce moment de perte de contrôle, le moment décisif où son esprit traverse dans la folie. Et comme son père ne le rattrape pas avant qu'il ne rencontre un monstre, sa rencontre fait qu'il chavire totalement dans l'univers irréel. Avoir été rattrapé avant, il aurait reprit le contrôle. Mais lorsqu'il revois son père il est trop tard. Et bon j'avoue avoir coupé court aux explications au chapitre suivant, j'ai repris en plein milieu de leur conversation, pour moi dans ma tête c'était claire qu'avant les premières paroles de Neil que j'ai écrite, il y avait eu une discutions entre lui et son père. Je ne pensais pas devoir l'écrire, que simplement sa réplique : "-Cet homme n’est pas mon père, c’est un traitre! Il n’est pas question que je retourne avec lui! Il a tué ma mère... " suffisait à faire comprendre que la discutions était déjà entamé depuis un moment et ne menait à rien pour le ramener à la réalité. Je vais faire leur dispute pour l'ajouter afin d'éclaircir ce moment.


Pour les blessures, et bien c'est quelque chose que je n'ai pas abordé, pour la simple et bonne raison qu'il n'en a pas eu. C'est donc quelque chose à découvrir lors de sa première mission ou n'importe quel autre rp. C'est un mystère que je voulais gardé, puisque c'est du futur et non ce qu'il est présentement. Comme n'importe quel personnage, on n'écrit pas habituellement son évolution possible dans sa fiche, mais ce qu'il est présentement. Et présentement, il ne croit pas cela possible. Une blessure? On prend une tite potion de HP! Et hop c'est repartit! Ça sera de toute évidence bien différent de ça lorsque ça arrivera, et c'est tout simple, si ça arrive, ça va être la crise de folie. Une première étape vers la conscience face à sa maladie. Mais je n'entrerais pas plus dans les détails, ou ça va m'enlever tout plaisir de cette étape puisque ça aura déjà été écrit. Et si tu me dis: et les souffrances de l'entrainement? Et bien je te répond: aucune blessure au sang, aucune prise de conscience. C'est comme s'il jouait à la WII ou Kinect, tu peux t'épuiser autant que de vrai entrainement rigoureux avec ça. Et avoir mal partout.

Je vais voir pour changer son caractère, mais je me répugne a le responsabilisé, il deviendra comme tout les autres, un bon agent parfait, sérieux, puissant et blablabla. Je crois qu'il y a déjà des sérieux et des forts, alors pas besoin d'en avoir un autre. J'ai pas envie de sombrer dans le stéréotype du parfait chasseur. Je voulais justement faire un agent imparfait. Et c'est aussi à la base pour un sacrifice qu'il est engagé, encore là c'est une évolution qui serait arrivé plus tard, de le rendre un peu moins tête en l'air. L'évolution de son caractère allait venir en rp. Lorsqu'il aurait eu sa première leçon à sa première mission sur le terrain. il se serait aussi découvert être un agent avec plus de potentiel qu'on le croyait. Pas parfait, mais pas mort non plus comme on le prévoie. Si je le fais déjà doué, quel évolution y aura-t-il? Je n'aurais rien à faire évoluer chez lui à part sa maladie. C'est une recru, je ne peux pas le rendre dès en partant aussi bon que les autres, aussi professionnel. Il a à apprendre, énormément à apprendre. Ce n'est pas que les entrainements qui forment le monde habituellement. Beaucoup de la formation, même le plus gros des formations ce font sur le terrain. C'est là qu'on y apprend le plus de chose. Qu'on le place avec quelqu'un d'autoritaire qui va le remettre à sa place, et il va apprendre. L'agence BIS ne doit pas être si différente de l'armé sur ce point, les formations sont fait en fonction des capacités de chacun, en fonction de la psychologie, afin de faire des groupes qui vont les faire chacun évoluer. Un énervé sera placé avec un plus calme, ce qui compensera le caractère de chacun, l'influence qu'ils auront l'un sur l'autre.

Et comme le perso est déjà existant en moi, c'est comme me forcer moi-même à changer de caractère. Je sais pas trop comment expliquer ça, mais si je change, et bien ce n'est plus Neil. C'est quelqu'un d'autre. Je n'arriverais plus à le jouer puisque ce ne sera plus lui. C'est comme devoir jouer un personnage inconnu qu'on nous refile sans même nous laisser le temps de nous préparer. Alors a moins que je ne trouve un moyen de l'adapter sans en perdre le contrôle et toute l'essence( et surtout le plaisir de jouer l'évolution de son caractère), je vais peut-être simplement changer totalement de personnage, même si ça veut dire écrire une nouvelle histoire je préfère ça. J'ai peut-être pas assez écrit pour ma fiche finalement, a avoir voulu trop résumé pour ne pas vous faire un roman interminable, j'aurais pas assez décrit.

Bref c'est mes explications, et je m’en vais réfléchir à tout ça,


Edit: Le caractère est modifié

Reedit : j'ai ajouté à l'histoire la dispute père-fils

Es-ce que c'est plus acceptable maintenant?.
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MessageSujet: Re: Neil Edwards Collins   Mar 7 Fév - 18:44

Désolée pour le temps de réponse *pas taper mes doigts* ><

j'ai bien réfléchis à ce que tu m'as dit, je vais accepter ton perso comme tu as fait les changements Wink Je comprends ce que tu veux dire par là, après possible qu'il soit suivis de près psychologiquement justement à cause de ce soucis de ne pas faire la différence entre un jeu et la réalité. Disons qu'il sera 'au pire' un très bon appât pour les parias mdr :p

VALIDE !!!

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MessageSujet: Re: Neil Edwards Collins   Jeu 9 Fév - 5:46

Bah il saura se contrôler au boulot, seulement quelques petits écart à quelques rare occasions, comme j'ai indiqué dans le caractère. Ça va être plus en dehors du boulot qu'il n'aura pas de retenu. Mais oui c'est certain qu'il doit être suivi psychologiquement. x)
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