Blood Diary
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 Cheyenne Sanders

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Cheyenne Sanders
Oeil-de-Lynx
Oeil-de-Lynx
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Messages : 15
Date d'inscription : 07/12/2012

MessageSujet: Cheyenne Sanders   Ven 7 Déc - 17:51


Nom : Sanders
Prénom : Cheyenne
Surnom : /
Race : Humain
Age : 25 ans
Groupe : Renégat
Sexe : Masculin
Statut : Journaliste freelance, enquêteur/ indic' pour les Rénégats
Sexualité : a du mal à s'avouer attiré par les hommes


Physique :

De Cheyenne, on remarque en général une tonicité posée et son métissage. Le sang occidental qui coule dans ses veines l'a doté d'une silhouette élancée, de traits relativement fins et d'une taille relativement honorable qui vient compenser le peu de pilosité qu'il a hérité de ses gênes amérindiens. Un réseau de muscles souples soigneusement entretenu est recouvert d'une peau cuivrée qui lui vient de sa mère, encore que les dernières années avec leur lot de nuits blanches et d'horaires aléatoires aient pâli sa couleur sans la balayer vraiment. Quelques cicatrices y ont apposé leur marque au fil du temps, quelques unes écopées dans divers combats de jeunesses, d'autres léguées par le dérapage d'un fer à souder. Un unique piercing au lobe est parfois orné d'un anneau d'argent, parfois d'une plume dans des tons de bruns, de noir ou de blanc, en hommage aux racine du jeune métis.

En contraste avec cet ambre pâli, la chevelure du jeune homme d'un brun sombre contraste et tombe en mèches peu disciplinées, cascadant dans le cou de Cheyenne, s'y enroulant parfois paresseusement, voire devant ses yeux à l'occasion, s'accrochant parfois à un collier discret. Dans ces couleurs terreuses, les iris du journaliste amateur accrochent et détonnent. Leur vivacité perpétuelle se relève d'une surprenante teinte entre l'émeraude et le vert forêt, presque étrangère à ce monde urbain. Ces mêmes pupilles ont d'ailleurs tendance à trahir les émotions du jeune homme, aidés par des sourcils expressifs et par une fossette que certains sourires révéleront.

Cependant, si ce physique ne tranche pas forcément dans le melting pots des USA, l'attitude toute de souplesse et d'observation du sang-mêlé se remarque un peu plus. Les arts martiaux et autres sports ont laissé leur marque sur la façon de se déplacer du sang-mêlé, en ciselant son réseau de muscles, certes, mais surtout en instillant dans le moindre de ses mouvements une tonicité posée, réactive sans être agressive, comme si l'énergie perpétuelle qui irrigue tout l'être du jeune homme était canalisée par son humanisme, l'empêchant de se tourner contre autrui sans raison sérieuse.

Au vu de son côté sportif, Cheyenne a une préférence pour les vêtements qui lui permettent de bouger en toute liberté. Spontanément, il adopte des pantalons plein de poches, éventuellement dotés de renforts aux genoux, un peu type treillis, les motifs de camouflage en moins, qui lui permettent de promener tout un bazar sans s'encombrer d'un sac. Des t-shirts, de préférence sans manches quand le temps s'y prête, des rangers ou des tennis et éventuellement quelques sweats viennent s'y ajouter, parfois vaguement customisés. Toutefois, lorsqu'il est en service, il fait un effort, passant à des pantalons plus sobres, à des pulls classiques ou à des chemises, même s'il n'est pas garanti que le col soit boutonné correctement, ni même qu'il soit boutonné tout court d'ailleurs. En hiver, une veste un peu type aviateur vient souvent s'y ajouter et, en enquête, il n'est pas rare qu'il trimballe micro, caméra ou appareil photo plus ou moins compact selon l'occasion.

Caractère :

Cheyenne, ça veut dire "orateur intelligible". Oui, on fait plus poétique, comme nom, loin des prénoms à base de traces de pas dans le sable et de murmure du vent dans les feuilles... Cependant, il convient bien au jeune homme, avec son côté pragmatique et, en effet, une once d'amour pour les mots, pour les mots lus ou prononcés dans l'instant, surtout. Oh, ça ne veut pas dire qu'il adoptera un langage précieux, non. Le brun aime tous les mots, leurs nuances, leurs différences de niveau de langage, et ce aussi bien en anglais que dans la langue cheyenne qu'il a apprise mais parle peu, faute d'interlocuteur.

Puis il y a dans cet "intelligible" que les traducteurs pensent bon d'ajouter toute la volonté de faire passer un message clair - et engagé, parce que Cheyenne ne fait pas les choses à moitié. Franc sans être agressif, profondément humaniste mais pas naïf pour autant, ouvert sans tomber dans l'assentiment à tout et n'importe quoi, le jeune homme sait où il va et ce qu'il veut - et il l'obtient en général, quitte à y mettre le temps et l'énergie.

D'ailleurs, quelque part, c'est d'ailleurs plus l'entêtement que la curiosité qui le pousse sur des pistes pas toujours très rassurantes, dans des affaires pas toujours nettes, ça et une intégrité à toute épreuve, même s'il faut avouer que la curiosité est tout de même loin d'être absente de sa personnalité. Incorruptible à ce jour, redoutablement observateur, le tempérament entier du jeune homme est relevé d'un courage parfois à la limite du téméraire et d'une loyauté totale une fois sa confiance gagnée. Le mélange de ces deux facteurs donne un côté un peu protecteur, sans être non plus intrusif ou exclusif, Cheyenne étant trop logique pour tomber dans la possessivité, et fronçant d'ailleurs les sourcils quand on exerce ladite possessivité à son encontre sans pour autant en prendre ombrage.

Sociable, il est relativement facile à vivre... pour peu que l'on supporte son énergie perpétuelle, ses horaires aléatoires et sa tendance à éluder certaines questions tout en posant pas mal de son côté. A propos d'énergie, elle déteint un peu dans les déploiements de motivation habituellement dirigés vers le sport, souvent des arts martiaux ou de l'athlétisme, ou se retranscrit dans des heures de bidouillage, dans l'enquête qui se poursuit doucement au fil des heures de creux.

Adepte des casse-tête et des mystères, des défis, les diverses impasses qu'il a trouvé sur sa route n'ont pour l'instant pas découragé le sang-mêlé dans cette enquête. Son double héritage ressort aussi dans sa façon d'appréhender ces énigmes. Si une certaine logique formatée par son passage en école d'ingénieur l'aide souvent, il faut y ajouter un instinct ourlé d'un rien mystique, d'une certitude qu'il y a d'autres forces dans le monde que celles expliquées par la science.

Facteur important, également, son amabilité a tendance à voler en éclats si on lui marche un peu trop sur les pieds ou face aux menaces et restrictions, comme si un reste de son éducation nomade ne tolérait pas que l'on empiète sur sa liberté - surtout sa liberté de pensée, d'expression et son droit de fouiner. S'il n'est pas rancunier, il ne fait généralement pas dans la dentelle pour dire ses quatre vérités aux importuns... et aux divers ramassis de malhonnêtes qui hantent les rues de la ville, quitte à en assumer les conséquences.

Goût du sang

Plutôt sobre, le liquide carmin qui coule dans les veines de Cheyenne arbore un parfum d'amandes fraîches.

Autres :

Des années d'arts martiaux confèrent à Cheyenne un mélange de styles efficace encore que pas vraiment conventionnel et des réflexes détonnants. Certes, ça fait hurler les puristes mais c'est le cadet de ses soucis. Bon, par contre, niveau armes, c'est un peu moins performant, mais le métis suit avec acharnement la remise à niveau proposée par Jovan afin de pouvoir survivre dans les catacombes.



Son passé :

"Mon histoire est un peu compliquée à mettre en forme, parce qu'elle est faite de petits riens, de hasards, de voyages... Autant prendre comme fil directeur mon combat qu'on a tenté de museler. Je ne compte plus les fois où on m'a dit que j'étais un chieur en puissance. Et vous savez le comble, dans cette vocation de casse-pied dont certains voudraient m'affubler ? C'est qu'il n'y a pas vraiment eu de vocation, au fond. Je ne me suis pas réveillé un beau matin en me disant "tiens, je vais flanquer un bon coup de pied dans la fourmilière des affaires louches de Midnights, juste pour emmerder le monde et prendre le risque de me faire poursuivre par les forces de l'ordre et par les mafieux à la fois, ça sera fun".

Bref. Reprenons du début. Je suis l'aîné d'une petite famille tranquille. J'ai peut-être bien des ancêtres connus ou épiques, que ce soit du côté des colons dont descend mon père ou des amérindiens qui virent naître ma mère. Cela dit, comme ni l'un ni l'autre n'évoquent les guerres de leurs aïeux, je ne peux que faire des suppositions. Ils ont gardé de leurs racines l'habitude de l'itinérance, du voyage perpétuel, d'une saison à une autre, même s'il va de soi que la modernité leur facilite les choses en fournissant caravanes, internet, annonces de jobs saisonniers et autres facilités. Puis, comprenez, ma mère préfère l'incertitude des routes à la réserve terne dont elle est sortie avec difficulté. Pour avoir fait un court séjour dans l'une de ces réserves, je peux la comprendre. Il n'y a là-bas presque qu'inertie et nostalgie d'une liberté passée.

Je suis donc né sur les routes et j'y ai vécu jusqu'à tard, jusqu'à ce que je commence des études supérieures, en fait. C'est assez génial, de parcourir les Etats Unis ainsi, sans attaches, sans les contraintes des sédentaires. On voit du pays, des mentalités, on entend des accents et des expressions venues d'un peu partout... Oh, bien sûr, il y a toujours des gens pour râler, pour trouver là-dedans une soi disante paresse, un comportement anormal, à bannir. Personnellement, c'était et c'est encore le cadet de mes soucis.

C'est quand mon frère et mes soeurs sont nés que j'ai commencé à m'en soucier. Les réconforter après des moqueries ou des méchancetés, c'était dans mes cordes. Passer de la pommade sur leurs bleus ou leurs écorchures quand un idiot un peu plus belliqueux qu'un autre s'en prenait à eux, par contre... Je l'ai fait, oui, mais je n'ai pas tardé à résoudre le problème à la source. Je ne suis pas un bagarreur invétéré, vous savez, mais là j'étais investi d'un rôle de protecteur en tant qu'aîné. C'est comme ça que j'en suis venu aux arts martiaux. L'avantage, en bougeant pas mal, c'est que j'ai testé des tas de trucs différents. L'inconvénient, c'est que je n'ai excellé dans aucun, mais bon... le mélange surprenait assez pour être efficace, je n'en demandais pas plus au début. J'ai continué, tout au long de ma vie, pour les autres comme pour moi.

J'ai fait quelques passages en réserve, ou dans ces rares enclaves que parviennent à préserver certains amérindiens, malgré les réticences de ma mère qui ne s'est jamais vraiment réconciliée avec l'image de son peuple que lui renvoyait la société. Mais c'étaient mes racines, aussi, des racines dont on n'aurait su me couper. Si mes origines occidentales, rationnelles, me pousseraient plus tard vers des études, un job, ce retour aux sources amérindiennes a posé sa marque à sa façon dans une philosophie de vie, dans une vision du monde... et dans un guide, trouvé laborieusement. Libre à vous de ne pas y croire, mais il y a un revers occulte à notre monde de sciences et de logique.

S'il y a un truc que la vie sur les routes ne m'a pas épargné, c'est l'orientation. Les profs sont tous les mêmes, d'une école à une autre, avec les mêmes raisonnements, au fond, les mêmes priorités. Alors j'ai fait des sciences par défaut, parce que tout m'intéressait, et c'est à force de bidouiller les ordis familiaux que j'y ai pris goût, et que je me suis dit que quitte à se coltiner des études longues pour avoir un boulot intéressant à la clé, autant le faire dans un domaine qui me plaise.

En toute logique, j'ai fait un dossier pour différentes écoles. Ils ont dû halluciner, en voyant presque plus de relevés de notes que de trimestres, mais ça ne les a pas empêché de m'accepter à Midnights. J'ai même eu une chambre universitaire, que je quitterais quelques temps plus tard pour vivre en colloc' dans un appart' avec des murs plus épais que le papier à cigarettes qui compose les cloisons des cités U. Mais je mets encore la charrue avant les boeufs.

J'en étais à mon entrée en école d'ingé, donc, à ma sédentarisation. Je dois avouer que ça a fait très bizarre, de réaliser, après quelques mois, que je ne repartais pas sur les routes. Puis les études, c'est pas mal, mais je me suis lassé rapidement, même si j'étais déterminé à décrocher mon diplôme. Alors j'ai fait comme j'avais toujours fait : j'ai farfouillé de mon côté, j'ai suivi ma curiosité. Je suis trop curieux pour ma santé, il parait. En l'occurrence, j'ai fini par m'essayer un peu au côté technique de l'informatique, au codage, puis finalement au hacking, par défi. Je vous dirais pas que je regrette. Ce serait un mensonge.

Soyons clairs : je n'ai jamais rien fait de bien méchant avec ces compétences pas très légales. Un canular ici ou là, peut-être, mais j'ai toujours été réglo. Logiquement, de fil en aiguille, je suis retombé sur la case "ennui" malgré le bidouillage qui m'offrait parfois un petit job, les multiples sports... C'est grâce à un chat couleur de sable et de présage que j'ai fini par pousser la porte du club presse, où Abi m'a immédiatement harponné. Abi - Abigail, de son prénom complet - c'était une boule d'inventivité, d'énergie et de bonne humeur, le tout couronné d'une crinière rousse dont on se demandait si elle n'allait pas fumer parfois à force de curiosité réprimée. Ou pas réprimée, d'ailleurs, comme le prouvait l'initiative du club presse. Niveau curiosité, j'étais un petit joueur à côté d'elle, mais j'avais des compétences techniques qui servaient, et j'étais idéal pour l'accompagner quand elle partait en interview dans des quartiers pas nets.

Parallèlement, je me suis mis en collocation avec Abi, qui apportait à ma vie sédentaire le piment qui lui manquait. Les études marchaient bien, et se sont même ouvertes sur d'autres horizons, suite à une intervention d'un gus en uniforme qui expliquait que l'armée et la police recrutaient des gens avec des compétences techniques, et leur offrait en prime un grade de sous off' s'ils finissaient leur formation. Il y avait même possibilité d'aménager un peu les horaires des différents cours pour pouvoir jouer les réservistes et commencer la formation sans rogner sur sa scolarité. Or, si l'armée a un côté un peu rigoureux, un peu trop cadré peut-être, pour moi ça évoquait aussi des mutations, un travail assez concret, des voyages peut-être, une vie de plein air. J'ai entamé la formation avec énergie, quitte à laisser Abi gérer le club presse - comme elle l'avait toujours fait, au fond.

Tout allait bien dans ma petite vie. Puis un soir comme tant d'autres, Abi n'est pas rentrée. Son portable sonnait dans le vide. Après une rapide enquête, il s'est avéré qu'elle s'était volatilisée en rentrant d'un concert. Aucun indice, aucun motif, rien. Les flics ont classé le dossier. Moi pas. Je me demande s'ils ont même jamais sérieusement envisagé d'enquêter là-dessus.

Cela dit, je peux comprendre que ça ne les ait pas tenté, de plonger jusqu'au cou dans ce bazar qu'est la face sombre de Midnights. Il y avait tellement de pistes, aussi, tellement de possibilités toutes moins réjouissantes les unes que les autres, entre les mafieux avérés, les mafieux moins avérés, les trafics de drogues, les puissants à ne pas offenser, les squelettes dans les placards gouvernementaux à ne pas déranger... Vous voyez, se mettre à dos les pouvoirs officiels et ceux pas officiels, c'est un sale plan, sauf si vous voulez un aller simple pour la morgue - ou plusieurs allers simples, si vous comptez les potentielles pièces détachées de votre personne.

Pourquoi ? D'une, parce que s'attaquer même au plus faible maillon d'un réseau du genre, c'est l'attaquer dans son ensemble. Et de deux parce que les mots, surtout les mots publiés et diffusés ont ce pouvoir de donner un côté concret et réel à ce qui n'était auparavant que soupçons et rumeurs. Ainsi, si tout le monde sait que Mr Untel, capitaine de police de son état, est pourri jusqu'à la moelle à force de corruption mais que chacun oublie ce détail et le salue le dimanche quand il va à la messe en bon paroissien se faire pardonner ses nuisances de la semaine, ce n'est grave, c'est même banal. Si quelqu'un a le malheur de le publier quelque part, par contre... Là, c'est la guerre.

Il m'a fallu un peu de temps pour savoir si j'étais prêt à me lancer dans cette guerre-là. Puis j'ai décroché des études. Le psy scolaire qu'on m'a envoyé voir a dit que c'était normal, avec le deuil, le choc de la disparition d'Abi, qu'il ne fallait pas pour autant tomber dans la paranoïa mais reprendre une vie normale. Je l'ai pris au pied de la lettre en lui annonçant que je comptais bien ne pas moisir dans un coin, mais rentrer dans la vie active, au lieu de me morfondre sur les bancs des amphis. J'ai laissé tomber le futur potentiel engagement dans l'armée, fait un tour par la police pour n'y découvrir que des embûches. J'ai tenté le journalisme, mais ma tendance à fouiller là où il ne faut pas n'a pas toujours été très bien accueillie, ça faisait stresser, ça ne correspondait pas à leur ligne éditoriale... Alors je me suis mis en freelance, quitte à jouer les informaticiens de temps à autre pour boucler les fins de mois. C'était le prétexte idéal pour continuer à enquêter.

Je vous l'ai dit : j'étais un petit joueur par rapport à Abi, mais je suis têtu, et j'ai tout de même une certaine réserve de curiosité. Alors j'ai été enquêter du côté des familles qui avaient connu des disparitions jamais résolues, j'en suis venu à écouter ceux qui ne croyaient pas que leurs proches aient pu mourir d'un accident, ceux qui pensaient qu'on avait suicidé une connaissance...

Au début, j'ai mis des épingles sur une carte papier, accroché des photos, des articles de journaux sur des incidents... Très vite, on n'a plus vu les tracés, ce qui est ennuyeux, vous en conviendrez. Alors j'ai tout informatisé. Ce n'est pas très compliqué, il a suffit d'adapter des programmes existant déjà. Bref, j'ai rapidement eu une carte de Midnights, avec des points colorés selon le type de disparition, des liens vers les dossiers correspondants, une base de données avec des pistes... Point négatif, c'était sacrément long d'entrer à la main toutes ces données. J'avais du mal à cumuler mon job, l'enquête sur le terrain et l'entretien de ce réseau. Qu'à cela ne tienne... J'ai adapté un de ces programmes développés pendant les ouragans ou les catastrophes naturelles, qui regroupent les infos publiées sur le net sur un sujet donné - en général la cata en question - pour avoir un tri rapide des plaintes que les gens postaient parfois sur un réseau social et des articles publiés... ça a permis de gagner pas mal de temps, temps que je pouvais passer sur le terrain.

D'ailleurs, cette idée d'aller sur le terrain aurait pu mal tourner. Vraiment. Parce que, vous voyez, autant interroger les familles de disparus, ce n'est pas bien dangereux, autant trainer dans le coin où ils ont disparu... Disons que rétrospectivement, je me dis qu'il aurait pu m'arriver pas mal de bricoles, du genre bien pire que l'engueulade à laquelle j'ai eu droit. Au lieu de ça, j'ai découvert un autre revers aux activités des Renégats que celle présentée par le gouvernement. Plus j'en apprends sur nos amis du gouvernement, plus je suis content de ne pas avoir intégré l'armée et échappé au bourrage de crâne des infos officielles. Au fond, on faisait la même chose, les Renégats et moi : on cherchait des gens disparus dans des circonstances louches. La différence, c'est que j'étais dans un domaine plus théorique, quand je devais apprendre plus tard qu'eux descendaient récupérer les parias et leur rendre un visage humain - enfin, vampirique, quoi.

Cependant, vu la publicité ultra-mensongère et le portrait peu élogieux que faisait d'eux le gouvernement, je pouvais comprendre leurs précautions et leurs méfiances. Alors j'ai proposé au début de juste mettre en place des boites aux lettres virtuelles ou concrètes, pour leur envoyer quelques infos qui auraient pu les intéresser, pour faire doucement mes preuves petit à petit. Juste au cas où... Je parle de "boites aux lettres" dans le sens de planque où l'on peut déposer un message, type fissure, brique descellée etc, hein, pas d'une boite aux lettres choupie avec "planque des Rénégats" en guise de nom. Finalement, j'ai été intégré dans le groupe, discrètement pour pouvoir continuer à jouer les indic' à la surface. Mais rester à l'abri derrière une gentille façade et m'en tenir à ça n'est pas mon genre. J'ai demandé à Jovan de me permettre de participer à certaines descentes en parallèle du BIS. Je ne vous dirais pas que je n'ai pas couiné pendant la remise à niveau, ce ne serait pas vrai. Cela dit, comme les résultats ont suivi, je ne m'en plains pas.

Restent les autres questions. Personne ne s'affamerait volontairement au point de devenir un paria. Il devrait y avoir des agressions avant, des accidents, des rumeurs, des échos avant d'en arriver là. Non, on ne devrait pas en arriver là, tout court. Et la faim des vampires est une souffrance, qui irait se l'infliger volontairement ? Il y a des zones d'ombres, et c'est précisément là qu'il faut que je fouille, pour résoudre le problème à la source. Tôt ou tard, ça fera grincer des dents certains.
Qu'ils viennent. Je les attend de pied ferme."

Sa famille :

Huyana, sa mère, humaine, 45 ans
Carl, son père, humain, 47 ans
un frère, deux soeurs
Tout ce petit monde est parti sur conseil de Cheyenne vers d'autres horizons, sous un faux nom, au cas où.


Votre pseudo: ~
Age : Vingt ans tout rond
Depuis quand joues-tu sur les forums rps ? : Un bout de temps, je vais pouvoir étrenner la 5 ou 6° année sous peu
Un petit mot sur toi ? : J'aime la neige et le chocolat
Comment as-tu découvert ce forum ? : Je l'ai déjà infiltré, et je récidive ~
Comment trouves-tu le forum (concept et graphisme) ? : Un graphisme superbe, tout à fait adapté, et un contexte riche, prometteur... Que du bonheur, en somme :3
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Cheyenne Sanders
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MessageSujet: Re: Cheyenne Sanders   Ven 7 Déc - 18:19

Jeu(x)... de piste



Dernière édition par Cheyenne Sanders le Mer 19 Déc - 19:41, édité 1 fois
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Mathew Klhay
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MessageSujet: Re: Cheyenne Sanders   Lun 17 Déc - 19:08

J'ai adoré l'histoire et l'approche que tu en a eu... C'est vraiment génial, je ne suis pas déçu du tout, au contraire ! Bravo à toi, Cheyenne et j'espère que tu vivras longtemps et vieux :p !!

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Cheyenne Sanders
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MessageSujet: Re: Cheyenne Sanders   Mar 18 Déc - 13:28

Merci de tant de compliments ! Je vais faire de mon mieux pour être à la hauteur x3
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